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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 21:56






   Eglise St Roch à Brochow, 
  dessin de Goscimski

 











Chopin fut baptisé le dimanche de Pâques 23 avril 1810 par le vicaire Morawski, dans l'église St Roch de Brochow (là où s'étaient mariés ses parents le 02 juin 1806) non loin de Zelazowa-Wola.

 

"Je susnommé (Jozef Morawski, vicaire de la paroisse de Brochow) ai accompli la cérémonie du baptême sur un enfant ondoyé sous le double prénom de Frédéric François, né le 22 février du Sieur Nicolas Choppen, Français, et de dame Justyna née Krzyzanowska, époux légitimes. Parrain et marraine : le sieur Franciszek Grembecki du village de Ci(e)pliny et la gracieuse demoiselle Anna Skarbek, comtesse de Zelazowa Wola."

 

Il est donc clairement spécifié sur cet acte (écrit en latin) que c'est Jozef Morawski qui a baptisé Frédéric Chopin.
L'acte de naissance fut, lui, écrit en langue polonaise par le curé de Brochow, Jan Duchnowski.


Il fallait obtenir l'accord de Fryderyk Skarbek, qui se trouvait alors à Paris, de devenir "de loin" le parrain de l'enfant, et convenir d'un remplaçant pour la cérémonie. L'échange de lettres avec Paris se prolongea, et ce ne fut que 7 semaines après la naissance que le baptême eut lieu. Franciszek Grembecki fut son parrain par procuration, et Anna Skarbek, sa marraine.
Sur l'acte de baptême on peut lire : "Né le 22 février du Sieur Nicolas Choppen Français". Ainsi, plusieurs erreurs se glissèrent dans la rédaction des actes de naissance et de baptême. Le nom de "Chopin" transformé en "Choppen", et la date erronée du 22 février au lieu du 1er mars !

En 1993, une plaque commémorative fut posée dans l'église de Brochow.

 

 

 
























L'église de Brochow, actuellement

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 21:28

A Franz qui réfléchissait à la façon dont il allait enseigner le nom des notes à son tout jeune élève qui ne savait pas encore lire, celui-ci répondit le plus naturellement du monde :

« Tu n’as qu’à les mettre en couleur ! Si tu mets leur couleur, je les reconnaîtrai... »

Le petit Aubin Adamski, personnage principal du Piano-Feu, est tout simplement  synesthète. Il perçoit les sons et les voyelles en couleur, les gravant en teintes indélébiles dans sa mémoire que cette faculté rend infaillible.  

 

Mais qu’est, au juste, ce phénomène fascinant et pourtant si mal connu que l’on nomme « synesthésie » ?

C’est une association des sens, un phénomène dans lequel une stimulation unimodale (vue, odorat…) conduit à une perception dans une autre modalité. Chez les synesthètes, les sens, toucher, goût, audition, vision et odorat, sont « mélangés » au lieu de rester séparés. Dans la synesthésie, les limites des sens sont floues, de telle façon qu’une stimulation d’un sens génère une réaction pour un autre. Par exemple, des notes de musique, des lettres et des chiffres peuvent entraîner la perception de couleur, les voyelles colorées étant la forme la plus courante de synesthésie. Ou des goûts peuvent être associés à des formes tactiles, etc.

 

Dans le cerveau, la proximité des régions traitant les couleurs et les nombres sont normalement séparées au cours du développement du cerveau (de l’enfance à l’adolescence) grâce à l’élimination de connexions préexistantes entre ces régions (élimination synaptique). Peut-être une mutation génétique entraînerait-elle un déficit d’élimination de ces connexions, entraînant des erreurs de câblage entre ces régions spécialisées ?

 

La synesthésie toucherait une personne sur 2000 environ. Elle aurait été mentionnée, déjà, en 1710 par l’ophtalmologiste Thomas Woolhouse qui décrit le cas d’un homme aveugle qui perçoit des sons qui induisent des visions colorées. En 1871, Rimbaud (souvent classé parmi les synesthètes mais qui, cependant, ne l’aurait pas été) publie le sonnet « Voyelles », provoquant l’intérêt du monde artistique européen pour le phénomène. Après un grand intérêt des scientifiques jusqu’en 1910 environ, l’étude de la synesthésie s’alanguit et le phénomène est alors considéré comme une simple curiosité de la psychologie et des neurosciences.

 

Récemment pourtant, la tendance s’est de nouveau inversée, et l’étude de la synesthésie a explosé durant ces dix dernières années.


Nota : Cet article est également repris dans les "pages" de ce blog 

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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 20:35



Il était sensible, attentionné, pétri de naturel et de modestie, mais son talent était grand et reconnu de tous.


Il avait des blessures qu'il ne montrait pas, une fêlure profonde qui le fragilisait.


Un mardi de septembre 2007, il a décidé de quitter cette  lourde vie terrestre.





Je salue la mémoire de Mickaël Défossez et adresse toutes mes amitiés à sa famille.



http://carmen.desor.free.fr/Mickael_Defossez/

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 22:57









A partir du tableau de Miroszewski et de plusieurs documents graphologiques, le psychologue André Rabs a tracé à la demande de Marise Querlin, auteur de Chopin, explication d’un mythe, la « silhouette caractérielle » de Chopin :

 

« Déductif plus qu’intuitif en dépit des apparences. Très forte fixation au passé. Sociabilité élective. Volonté très forte, pouvant aller jusqu’au despotisme. Plan instinctif très développé, mais n’allant que jusqu’au plan affectif. La spiritualité n’apparaît qu’à la fin de l’existence. Imagination précise et concise. Paradoxalement, le sens artistique n’apparaît absolument pas dans le graphisme : ce sens est chez Chopin en surcharge, comme un dédoublement de la personnalité. Cette écriture se rapproche étonnamment de celle de Pascal. Comme la sienne, elle dénote, notamment par la lettre f qui n’est plus qu’une barre, une sorte de stérilité, la brûlure intérieure qui signe les névropathes. Sur la fin de la vie se montre un besoin d’ouverture, d’extériorisation, alors que, dans la première partie, se montre une réserve, une contention excessive. S’il n’était mort si tôt, le scripteur aurait réalisé quelque chose de très étrange sur le plan métaphysique. Il a essayé de s’y raccrocher sans y parvenir. Sur sa fin, une agressivité terrible se manifeste et il devient extrêmement dur : il happe comme un hameçon. Cette graphologie implique également qu’il doit souffrir des yeux et qu’il fut comme une boule de feu, transfigurant l’intérieur mais dévastant tout sur son passage ».

 

Comme beaucoup de grands nerveux, Chopin bénéficie d’une étonnante faculté de distraire son chagrin. Sa sensibilité très vive lui fait ressentir tous les chocs affectifs avec une grande violence, mais il les « encaisse », au double sens du terme : d’abord, il n’en accuse pas immédiatement le contrecoup ; ensuite, il les met en jachère, comme en réserve. Ils resserviront, souvent apaisés par le temps, ou bien, au contraire, exaltés par l’éloignement. Avec Chopin, rien n’est jamais perdu. Mais ses réactions sont lentes. Toujours, il prend le temps de « digérer » -qu’il s’agisse d’une peine, d’un événement grave, ou d’une simple nouvelle.



Portait à l'huile de Frédéric Chopin, par Ambrosy Miroszewski, 1829

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 21:42



Comment vous procurer Le Piano-Feu ?

Sortie : mars 2009
ISBN : 2-9522586-5-1

Livre disponible au Furet du Nord de Valenciennes et de Lille

A votre demande auprès de l'auteur (carmen.desor@wanadoo.fr), le 
bon de commande vous sera envoyé par retour de mail.

Vous pouvez également commander cet ouvrage en librairie  ou auprès de l'éditeur (http://www.quid-novi-editions.com/Commander.Htm)

Référencé sur Chapitre.com, Fnac.com et en cours de référencement sur Amazon.

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 22:22

Petit clin d'oeil (en attendant de retrouver le temps de vous parler de Chopin !). Oui, petit clin d'oeil de Zaba, la grenouille. Et pas n'importe quelle grenouille... Celle-ci est venue en toute témérité chatouiller mon objectif, alors que je me trouvais allongée sur la berge de l'étang du parc de Zelazowa Wola, non loin de la maison de Fryderyk. Et tandis que, des fenêtres entr'ouvertes, s'échappait une délicieuse musique qu'il me plaisait à croire sortie tout droit des doigts de Frycek, Zaba m'a gentiment tenu compagnie, avec ses petits doigts écartés, son joli ventre blanc et son merveilleux sourire. Ah, Zaba, jamais je ne t'oublierai...!

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 20:58



Une interprétation « géniale » dépend-elle uniquement de la virtuosité, ou exige-t-elle de l’artiste des perceptions, un ressenti, une souffrance ou une exultation particulièrement exacerbées qui le feront basculer dans un monde suprasensible que seuls quelques êtres peuvent appréhender ? Et ce basculement est-il sans danger pour l’interprète qui va y trouver un exutoire bienvenu, ou va-t-il enfermer celui-ci dans une souffrance plus grande encore, voire dans la folie ?

A l’inverse, la virtuosité suffit-elle pour obtenir une interprétation remarquable ? Qu’est-ce qui fait qu’il y a les interprètes de génie, et les autres ?

 

Le Piano-Feu aborde ces questions essentielles en analysant l’un des multiples chemins qui mènent un enfant à la découverte angoissante de sa virtuosité et du sens profond de la musique.

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 21:42

 

 

  

"J'ai des tête-à-tête à perte de vue avec Chopin, que j'aime beaucoup et qui est un homme d'une distinction rare : c'est l'artiste le plus vrai que j'aie rencontré."

"La vraie science n'est pas une partie de la connaissance différente de l'Art. Non, la science envisagée ainsi, démontrée par un homme comme Chopin, est l'art lui-même."


Eugène Delacroix

 

 

 

 

 

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Published by Ame Chopinienne - dans Chopin : ses contemporains
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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 18:49


Le 1er mars 1810 naissait Fryderyk-Franciszek Chopin dans le petit village de Zelazowa-Wola, non loin de la vielle route qui relie Poznan à Varsovie distante de quelques dizaines de kilomètres. Frédéric-François en français : Frédéric, en hommage à son parrain Fryderyk Skarbek, et François, comme son grand-père paternel François Chopin.
Frédéric est déclaré à l'état civil avec une erreur : 22 février au lieu du 1er mars. Cette date erronée figure sur son acte de baptême et également, de nos jours, dans certaines biographies et sur certaines plaques commémoratives. Cependant, la famille Chopin fêtait toujours l'anniversaire de Frédéric le 1er mars, et lui-même indiquait invariablement cette date comme celle de sa naissance.
La maison des Chopin est une dépendance de l'aile gauche du manoir du Comte Skarbek, où Nicolas Chopin est précepteur. Frédéric naît dans l'alcôve. C'est une maisonnette au toit de chaume, aux murs blanchis à la chaux et au sol de terre battue. Le logement est composé de trois pièces si basses qu'on touche du doigt le plafond. Un vestibule la perce de part en part, par où s'apercevaient la cour, les étables, et, au loin, les champs de luzerne et de colza. La cour et le jardin du château des Skarbek étaient toujours pleins de monde, enfants, adultes, domestiques, précepteurs. Il y avait aussi une grande ferme, des charrues, des chevaux, des granges et des meules de foin. Frédéric n'y vivra que les six premiers mois de sa vie, avant son départ pour Varsovie. Cependant, il y reviendra souvent avec sa soeur Louise.


















 


Zelazowa Wola La maison



Le manoir des Skarbek a disparu. De tout le complexe de bâtiments du domaine ne reste que la petite maison des Chopin. La maison de Zelazowa Wola a bien changé. Restaurée dans le style du temps de la jeunesse de Chopin, elle est maintenant administrée par la Société Chopin de Varsovie. Nulle part mieux qu'à Zelazowa Wola on ne comprend à quel point la musique de Chopin est indissolublement liée au paysage polonais. Le paysage mazovien porte en lui ces fines nuances, cette gradation délicate de couleurs et de formes qu'on ne peut voir et apprécier qu'en se familiarisant avec lui. Les gens viennent du monde entier écouter les plus grands pianistes du monde jouer dans cette maison. Custine -un grand admirateur- disait à Chopin : "Quand je vous écoute, je me crois toujours seul avec vous, et peut-être, avec mieux que vous encore ! ou du moins, avec ce qu'il y a de mieux en vous." L'un des grands charmes de Zelazowa Wola, c'est précisément cela : on y est toujours "seul" avec Chopin.

 


Zelazowa Wola Intérieur de la maison 1/4


 


Zelazowa Wola Intérieur de la maison, visite 2/4



Zelazowa Wola Intérieur de la maison, visite 3/4



 


Zelazowa Wola Intérieur de la maison, fin de la visite 4/4


NOTA : Ces vidéos ont été prises en 2004. Depuis, la maison de Chopin a été rénovée à l'occasion du bicentenaire de sa naissance en 2010. Voir les autres articles et vidéos consacrés à Zelazowa Wola.
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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 22:27

 


Bizarrement, je commencerai à parler de Chopin par le biais de l'un de ses proches amis, un "romantique" comme lui, un peintre aussi reconnu pour sa peinture que Chopin l'était pour sa musique : Eugène Delacroix. Delacroix connaît déjà les compositions de Chopin qui l'enchantent, lorsqu'il rencontre le musicien pour la première fois en 1836. Un 13 décembre plus exactement, chez la Comtesse Marliani à Paris. Les deux hommes sont des solitaires, hypersensibles, tournés essentiellement vers leurs mondes intérieurs. C'est le début d'une rare amitié.
"Chopin et Delacroix s'aiment, on peut dire, tendrement. Ils ont de grands rapports de caractère et les mêmes grandes qualités de coeur et d'esprit. Mais en fait d'art, Delacroix comprend Chopin et l'adore. Chopin ne comprend pas Delacroix. Il estime, chérit, respecte l'homme ; il déteste le peintre." (George Sand)

 

 

 

 

 

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