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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 20:09

 

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C'est le 17 septembre 2014 qu'ont été présentés les resultats d`inspection du coeur de Chopin.

 

Cette inspection a eu lieu dans la nuit du 14 au 15 avril dans l`Eglise Ste Croix.  Elle avait pour but la vérification de l'état dans lequel il se trouve, et de voir si le liquide  conservateur ne s`etait pas évaporé  au cours des années.

 

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L'urne de cristal était bien fermée et n'a pas été ouverte au cours de l'inspection. Le coeur de Chopin est blanc et porte les traces de la tuberculose. Le liquide est roux, on se demande si c'est le sang qui y a pénétré, ou si cela confirme que ce liquide est bien du cognac.

 

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Vous trouverez sur ce blog (en particulier dans la catégorie "Chopin : divers") d'autres articles sur l'histoire du coeur de Chopin, rapporté par sa soeur Ludwika en 1850 à Varsovie, son scellement dans le pilier de l'Eglise St Croix, sa sauvegarde de la destruction lors de la deuxième guerre mondiale jusqu'à son retour triomphal (avec photos d'époque) dans cette église où il fait l'objet d'une grande vénération sans aucune ostentation.

 

 

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 20:42

 

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Le Fryderyk Chopin est un Brick, c'est à dire un navire à voiles à deux mâts carrés. C'était le type de gréement préféré des pirates car il permettait d'atteindre de grandes vitesses. Le port d'attache est Szczecin en Pologne.

 

 

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Le navire fut conçu par le célèbre constructeur naval polonais Zygmunt Choreń et lancé en 1992. Il commença sa carrière par un spectaculaire exploit dans la régate transatlantique Colombus en terminant troisième de sa catégorie. Depuis, le Fryderyk Chopin prend part aux courses de bateaux, se mesurant régulièrement aux vaisseaux les plus rapides du monde.  

 

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Le brick fut testé dans des conditions extrêmes, quand il navigua en Amérique du Sud avec le périlleux Cap Horn dans l'hiver 1999-2000.  

 

Le Fryderyk Chopin est connu pour sa tradition d'éducation maritime des jeunes pendant les programmes de Classes A Flot. De nos jours, le navire est principalement utilisé par des jeunes qui prennent part au programme d'éducation Blue School.

 

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De plus amples renseignements et un magnifique diaporama de photos du STS Fryderyk Chopin en cliquant sur ce lien :

http://fryderykchopin.3oceans.pl/en/

                                                                                                                                            Merci à Jérôme  

 

 

 

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 20:36

 

"Le couple [Chopin-Sand] passa tout l'été à Paris, dans la plus grande discrétion : seuls quelques intimes étaient au courant de leur liaison. George avait loué un appartement meublé dans un hôtel, 38 rue Lafitte, elle passait ses soirées chez les Marliani et ses nuits Chaussée d'Antin. Ils évitaient de s'afficher ensemble. Ainsi quand Grzymala présenta George au vieux poète polonais Niemcewicz, Chopin ne se montra pas.

 

"C'est une femme petite, bien faite, belle, avec de grands yeux noirs, ne parlant pas beaucoup mais toujours bien. Son talent d'écrivain est remarquable, unanimement reconnu :  elle a une vie libre, hélas !  Cependant elle daigne croire en Dieu, en l'immortalité de l'âme et en une vie future meilleure. Pour les jeunes gens, elle est absolument irrésistible. Originale en tout, même dans sa façon de s'habiller ; elle portait un burnou arabe, c'est à dire un manteau de camelot blanc avec un capuchon et des culottes bouffantes assorties ; elle a des cheveux noirs simplement relevés. Elle était accompagnée de deux jeunes gens l'un brun avec une grande barbe et un bandeau sur un oeil, l'autre blond ; son fils, très joli, et sa fille habillée en garçon, le premier douze ans, la seconde dix ; avec tout le monde pleine de familiarité et de gentillesse ; en un mot, une créature singulière." (Journal de Niemcewicz, 27 juillet 1838)

 

Source : Chopin, l'enchanteur autoritaire (par Marie-Paule Rambeau)

 

Julian Ursyn Niemcewicz : né en 1757 ou 1758 à Skoki, Pologne - mort en 1841 à Paris, France. Dramaturge polonais, poète, romancier et traducteur, dont les écrits, inspirés par le patriotisme et le souci des réformes sociales et gouvernementales reflètent les événements politiques mouvementés de son époque. Il fut le premier écrivain polonais à connaître à fond la littérature anglaise et il traduisit les oeuvres d'auteurs tels que John Dryden, John Milton, Alexander Pope et Samuel Johnson durant une période d'emprisonnement de 1794 à 1796. Il introduisit le roman historique en Pologne avec son Jan z Tęczyna (1825; “Jan of Tęczyn”) en trois volumes influencé par le romancier Sir Walter Scott.

Durant l'insurrection de Novembre de 1830 à Varsovie, il fut membre du gouvernement insurrectionnel. Après l'échec de l'insurrection, Niemcewicz fut forcé à l'exil. Il mourut à Paris en 1841.

 


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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 20:11

 

  zn Gwinea Bissau 2010 blok 2

 

 

  Timbre Czad 2010 blok 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Timbre Czad 2010 blok 2

 

 

 Timbre Czad 2010 blok 3

 

 

 zn Gambia 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Timbre Czad 2010 blok 4

 

 

zn Macedoine 2010

 

  zn Hongrie 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

zn Gwinea Bissau 2010 blok 1

 

 

zn Portugal 2010

 

 

  

 

 

Voir ces timbres et d'autres sur le site de la collection de Sochaczew.

 

 

     

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 19:27

 

 

Timbre n° 225 du 28 02 1927 dévoilement du monument Chopi 

 

N° 225 du 28/02/1927 - Dévoilement du monument Chopin à Varsovie

 

 

Timbre n° 422 du 01 03 1947

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                            N° 422 du 01/03/1947  -  Culture polonaise

 

Timbre n° 1006 du 22 02 1960 150è anniversaire naissance

 

N° 1006 du 22/02/1960  -  150ème anniversaire de la naissance de Chopin

 

  

Timbre n° 2566 du 02 10 1980 10ème concours Chopin Varsov 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                  N° 2566 du 02/10/1980  -  Xè Concours international Chopin à Varsovie

 

 

Timbre n° 4323 du 22 02 2010 Chopin à Lazienki-copie-1 

 

 N° 4323 du 22/02/2010 - Chopin à Lazienki

 

  

 

 

Vous pouvez voir ces timbres et les autres dans le catalogue.

 

 

 

 

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 20:16

 

Voici les deux timbres à l'effigie de Chopin émis par la France :

 

 

Le timbre n° 1086  en 1956 ...  

 

 

 Chopin timbre 1086 Carmen087-copie-1

 

 

 

... et le timbre n° 3287  en 1999

 

 

 Chopin timbre 3287 Carmen088-copie-1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et son pendant polonais :

 

Timbre portrait par Sand polonais

 

 

 

 

" Sur le timbre,  on voit le portrait de Chopin, fait au crayon par G.Sand. L`original s`est perdu a Varsovie en 1944. Ce portrait d`amateur, très apprecié et distingué, parmi tant d`autres, par le compositeur, fut considéré par lui comme parfait quant à la facon dont sont rendus ses traits du visage. L`auteur du projet, Andrzej Heidrich, a fait figurer le portrait sur le fond de l`Academie de Beaux- Arts a Varsovie. Ici dans l`aile gauche habita la famille Chopin.

 

Les deux timbres soulignent bien les liens de l`artiste avec la Pologne et la France."

 

 

 

avec mes remerciements à Monsieur Philippe Debrard   pour ses renseignements, et à Madame Jolanta Mierzejewska pour ses compléments d'information et sa traduction

 

 

 

 

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 16:58

 

En complément  à l'article sur les pianos de Chopin de la Collection Cobbe, l'article suivant nous renseigne sur le sort du piano Pleyel utilisé par le compositeur en Grande-Bretagne lors de son séjour de 1848.  En voici un extrait, avec l'aimable participation de Mme Jolanta Bluszcz Mierzejewska pour la traduction, que je remercie chaleureusement ici.

 

 

 

"Decouverte exceptionnelle

 

 
Le piano de Pleyel, laissé sur l`Ile, est passé à Margaret Trotter, connaissance et élève du compositeur, à qui il l`a cédé pour 80 pounds. Puis, en passant de mains en mains, de résidence en résidence, cet instrument a "perdu" son histoire et ses origines ont été effacées par le temps.
 
Alec Cobbe a acheté le vieux piano poussiéreux en 1988 pendant une vente aux enchères d'un marchand d'antiquités. Il s`est avéré que l`instrument est tombé dans le meilleur endroit possible, bien qu'à l`époque, le nouveau propriétaire n`ait pas encore eu conscience que ce fut un vrai cadeau de la fortune.
 
Jusqu'au jour où le piano attira l`attention d`un ex-professeur en musicologie, Jean -Jacques Eigeldinger de l`Universite de Genève. Ce connaisseur de la vie et de l`oeuvre de Chopin a lu le numero de série de l`instrument qui était en possession  de The Cobbe Collection Trust à Surrey et l`a comparé avec les notes et les archives commerciales de la manufacture Pleyel sauvegardée jusqu'à nos jours.
 
En apprenant cette nouvelle, Alec Cobbe a été frappé de stupeur. Des centaines de pianos de cette marque ont été conservés jusqu'à nos jours mais personne ne pouvait soupçonner lequel de ces pianos avait pu appartenir a Chopin, a-t-il constaté. Le fait que  cet instrument soit tombé dans les mains de Cobbe est un miracle.
 
La fondation Cobbe a pour but de sauvegarder de l`oubli les instruments ayant appartenu aux grands compositeurs, et leur redonner vie pour que les musiciens contemporains puissent les jouer, et les mélomanes écouter de la musique qui se rapproche sous tous les aspects aux sons originaux, créés avec magie par les génies d`autrefois.
 
Qui sait, peut-être Monsieur Chopin immortel veille -t-il toujours sur son piano bien aimé ... ".

 

 

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  Source : Ostatni Akord Chopina, Express Polish 

 

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 08:35

 

Alec Cobbe monta une collection d'une cinquantaine d'instruments historiques à clavier durant les quarante dernières années, son but étant de rassembler les instruments de facteurs de pianos très prisés ou bénéficiant de la clientèle de grands compositeurs. Dix-huit de ces instruments furent effectivement possédés ou joués par quelques uns des plus grands créateurs de musique classique tels que Henry Purcell, Johann Christian Bach, Jozeph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart, Ludwig van Beethoven, Frédéric Chopin, Franz Liszt, Georges Bizet, Gustav Mahlher et Edward Elgar. C'est le plus important rassemblement d'instruments que l'on puisse voir, liés à d'aussi grands compositeurs.

 

Ces instruments meublent les splendides salles conçues en 1758 par Robert Adam à Hatchlands, une propriété de la National Trust à 23 miles de Londres.

 

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View of Hatchlands across the park.
Photo: David Mees © Cobbe Collection Trust

 

 

 

Les instruments sont maintenus en bon état et utilisés pour des concerts. En 1997, ils furent donnés à la Cobbe Collection Trust, une oeuvre de bienfaisance dont le but est de permettre aux musiciens et au public d'entendre la musique telle qu'elle sonnait aux oreilles de ses compositeurs respectifs.

 

La Collection Cobbe comprend trois pianos avec lesquels Chopin a vécu et sur lesquels il s'est produit en 1848. Ces trois pianos sont liés à sa visite en Angleterre en 1848, quoiqu'il aurait également utilisé deux d'entre eux à Paris. Quand Chopin arriva à Londres, il donna en deux mois plus de concerts que pendant les dix années précédentes à Paris. D'autres concerts suivirent à Manchester et en Ecosse, avec un concert final à Londres avant son retour en France.

 

 

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                         Photo: Salvatore Arancio © Cobbe Collection Trust

 

 

Pour sa toute première prestation en Angleterre, Chopin utilisa le piano Pleyel n° 13819 qu'il avait amené avec lui de Paris. C'est le seul instrument auquel il se réferait comme étant le sien, et il est pratiquement certain qu'il l'utilisa pour le tout-dernier concert qu'il donna à Paris en février 1848, deux mois avant son départ pour l'Angleterre. Cet instrument peut également être celui de l'aquarelle du salon de Chopin au Square d'Orléans.

 

 

 

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                           Photo: Salvatore Arancio © Cobbe Collection Trust

 

 

Chopin choisit le Broadwood n° 17047 pour six de ses concerts publics et privés en Angleterre, y compris l'ultime concert de sa vie donné à Guildhall, Londres, le 18 novembre 1848. Pour la plupart de ces concerts, Broadwood amenait le piano directement de son usine pour le jour de la prestation. Cependant, pour le tout-dernier concert le 18 novembre, le piano fut apporté dans les appartements de Chopin Place St James deux semaines plus tôt afin qu'il puisse répéter.

 

 

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                             Photo: Salvatore Arancio © Cobbe Collection Trust

 

 

Le troisième instrument à Hatchlands en rapport étroit avec Chopin est le piano Erard numéro 713, qui appartenait à l'élève et amie proche de Chopin, Jane Stirling, et qui fut choisi pour elle à l'époque où elle devint son élève à Paris en 1843/44. Ce fut Jane qui organisa sa visite en Grande-Bretagne et qui le vit presque chaque jour. L'Erard fut amené en Ecosse et se retrouva dans le salon privé de Chopin dans la Keir House des Stirling lorsque le compositeur y séjourna.

 

 

La Cobbe Collection Trust a édité un livre sur les pianos de Chopin, "Chopin's Swansong" , disponible dans la boutique de Hatchlands ou à commander via internet.

 

 

 

Source : Les pianos de Chopin à Hatchlands

 

 

 

 

 

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 22:39

 

Voilà que la journée du 1er mars s'achève, et qu'il me faut, bien sûr, saluer la naissance de Chopin... Un premier mars, à 6 heures du soir, sous le signe des Poissons comme il disait fièrement. Pour les détails, je vous invite à vous reporter à mes articles précédents sur le sujet. Mais aujourd'hui, je sèche...  Le film "Le Pianiste" vient de se terminer. Alors, quel plus bel hommage que ces images terribles d'une Varsovie meurtrie, transcendées par la musique du plus Varsovien des Varsoviens, Fryderyk Chopin ?

 

Bon anniversaire, Fryderyk, le monde vibre toujours sous ta musique...

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 20:42

 

"Beethoven mal joué est ennuyeux ; Chopin mal joué est insupportable." Cette affirmation péremptoire de Dominique Jameux résume une indubitable constatation : la poésie exaltée qui fonde l'art musical de Frédéric Chopin peut facilement se défaire en une mièvre sensiblerie, tout comme elle permet, si elle est magnifiée par des mains et un esprit aguerris, de tendre à l'état de grâce. Celui-ci fut heureusement approché à plusieurs reprises, l'oeuvre chopinienne occupant depuis son origine une place de prédilection dans la formation et le répertoire des virtuoses du piano.

 

De son vivant, Chopin s'entoura des meilleurs pianistes de son temps qui défendirent et diffusèrent sa musique hors des cercles étouffants de la mondanité et au-delà des frontières de la France, tels Ferdinand Hiller (1811-1885), George Osborne (1806-1893), qui, dans ce répertoire, suscitait l'admiration d'Hector Berlioz, Clara Schumann, née Wieck (1819-1896), l'une des premières à répandre les créations du maître polonais en Europe, ou encore Franz Liszt (1811-1886), qui poursuivit entre 1839 et 1847 une éminente carrière de concertiste dans un répertoire s'étendant de Johann Sebastian Bach à Chopin dont il appréciait notamment l'originalité compositionnelle. A sa suite, d'autres célèbres pianistes-compositeurs trouvèrent en Chopin l'une des voies privilégiées de leur expression, dont Ignacy Jan Paderewski (1860-1941), qui surfa sur la vague du nationalisme pour susciter l'enthousiasme à chacune de ses exécutions de la musique de son compatriote, et Serge Rachmaninov (1873-1943), doté d'une maestria légendaire du plus bel effet dans le répertoire chopinien, particulièrement la Deuxième Sonate, bien que n'hésitant pas à s'octroyer quelques libertés vis à vis de la partition afin d'y exprimer sa vision toute personnelle.

 

Quelques disciples de Chopin transmirent les secrets de sa technique pianistique, faisant ainsi école. Emile Descombes et Georges Mathias formèrent au Conservatoire de Paris Alfred Cortot (1877-1962), qui, bien que possédant un répertoire immense, fut surtout acclamé pour sa compréhension sensible de la musique romantique et chopinienne avant d'être vilipendé par les modernistes durant les années 1950-1960,  lui préférant "l'objectivité" d'un Maurizio Pollini. Pédagogue réputé, A. Cortot enseigna au sein de ce même conservatoire et travailla avec trois pianistes qui excellèrent dans l'interprétation de Chopin : Vlado Perlemuter (1904-2002), personnalité effacée qui tenta de réhabiliter le Chopin authentique, sans langueurs ni artifices ; Samson François (1924-1970), incarnation de la verve rhapsodique encensée par Vladimir Jankélévitch, qui se démarqua par son incroyable pouvoir narratif, l'expressivité de son chant et sa spontanéité enfantine ; Dinu Lipatti (1917-1950), le miraculeux, seul pianiste au monde pouvant "se flatter de rejoindre à ce point l'auteur qu'il interprète", atteignant une perfection jugée "inégalable" (Camille Bourniquel). Karol Mikuli, autre élève de Chopin à Paris dans les années 1840, tenu en profonde estime par ce dernier qui en fit son assistant et son copiste, légua son héritage à l'oublié Raoul Koczalski (1884-1948), considéré comme l'un des meilleurs pianistes polonais de sa génération et comme "le plus pur représentant de la tradition chopinienne" (Philippe Morant).

 

Depuis 1927, quelques prodigieux talents furent découverts et consacrés par le Concours international de piano Chopin, particulièrement entre 1955 et 1975. Retenons Vladimir Ashkenazi (né en 1937), la farouche et éclectique Martha Argerich (née en 1941), Maurizio Pollini (né en 1942), exemple frappant de maîtrise absolue du clavier auquel il est parfois reproché une certaine distance émotionnelle, signe d'une rigueur musicale qui refuse de se compromettre avec la sensiblerie et dont l'enregistrement du Premier Concerto reste une référence, Krystian Zimmerman (né en 1956), le plus jeune primé de ce concours en 1975, se distinguant par l'élégance, la finesse et l'intelligence de son jeu. Celui-ci eut la chance de se perfectionner auprès de l'indémodable Arthur Rubinstein (1887-1982) qui possédait ce don rare de faire parler et chanter chaque note et légua une interprétation "idéale" de Chopin (Max Loppert), perfectible dans sa virtuosité mais imprégnée d'une éloquence à la fois passionnée et contenue et d'une aristocratique poésie.

 

 

Carine Seron

Université libre de Bruxelles

(brochure "Chopin 2010 en Belgique")

 

 

 

 

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