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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 20:49

 

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                    Chopin par Luigi Calamatta, vers 1838

 

 

„Quatre portraits de Chopin créés de son vivant ont été acquis aux enchères le 17 Octobre 2012 à la succursale parisienne de Sotheby. Ces œuvres proviennent de la plus grande collection de musique d'Europe amassée par André Meyer (1884-1974), un mélomane, mécène et ami des artistes. Elles ont été achetées pour la collection du Musée de Chopin avec le soutien du Ministère de la Culture et du Patrimoine national. L'exposition présente aussi d'autres portraits de la collection du Musée....”.

Maciej Janicki

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 Chopin par Jakob Götzenberger, 1838

 

 

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Chopin par Pauline Viardot, 1841

 

 

 

Chopin par Pauline Viardot en 1841 ou 1842 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chopin par Pauline Viardot, 1841 ou 1842

 

 

 

L'exposition ouverte le 1er mars se déroulera jusqu'au 23 Juin 2013 au Musée Chopin de Varsovie

 

 

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 18:02

 

"... on dansait le Mazur dans les réceptions privées qui se terminaient souvent par un bal improvisé où, dans la bonne humeur, on initiait les étrangers aux figures très expressives de cette danse nationale. Ainsi le violoniste Eugène Sauzay (1809-1901), élève et futur gendre de Baillot, reçut-il de Chopin une leçon de danse qu'il n'oublia jamais :

 

   

Ma tante Paillet recevait beaucoup, on dansait chez elle tous les dimanches. Un soir, je vis entrer dans le salon un jeune homme blond, de figure délicate et distinguée, qu'une jeune nièce de ma tante, née en Pologne, lui présenta. C'était Chopin. On allait danser ; il se mit au piano et nous joua sa mazurka en si bémol ; ensuite, il voulut nous apprendre à la danser. Je le sens encore, me prenant les deux mains, et m'entraînant autour du salon, pour me montrer le pas. Revenu au piano, il nous charma par une musique toute nouvelle et une exécution surprenante. Nous ne comprenions pas alors qui nous avions devant nous. "

   

Brigitte François-Sappey, "La vie musicale à Paris à travers les mémoires d'Eugène Sauzay", dans Revue de Musicologie, vol. LX (1974)

 

 

 

 

 

 

Source : Marie-Paule Rambeau (Chopin, l'enchanteur autoritaire)

 

 

 

 

 

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 21:04

 

 

Chopin présentait un caractère morbide. "Un médecin, de nos jours, diagnostiquerait une schizoïdie bénigne, c'est-à-dire l'abstraction du contact avec le monde réel. "Je voyage en d'étranges espaces", écrit Chopin, donnant sans le savoir la plus exacte définition du phénomène de la création artistique, c'est-à-dire de l'évasion dans un monde clos, qui n'a rien à voir avec notre univers tangible.

 

Pathologiquement parlant, Chopin est-il schizophrène, schizoïde ou simplement psychasthénique ? Le symptôme essentiel des schizophrènes est de présenter une rupture du contact avec la réalité, les malades ne vivant plus que dans un monde intérieur. Les schizoïdes ont la faculté de s'isoler de l'ambiance. La psychasthénie se caractérise par l'indécision de l'esprit, une tendance aux appréhensions instinctives et irraisonnées."

 

 

 

Bernard Gavoty (Chopin, chez Grasset)

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 21:49

 

 

"Comme on le sait, Chopin aimait les meubles raffinés, évidemment de style, mais il ne tenait presque jamais compte de l'argent ; ainsi il lui suffisait de voir quelque chose qui lui plaisait et il l'achetait immédiatement. De cette manière, au cours des vingt années de son séjour à Paris, il accumula un véritable musée dans son appartement, avec des meubles très élégants, tous extrêmement coûteux, comme cette armoire à chaussures, des bibelots, des porcelaines, des tableaux, des livres dans de splendides éditions. De plus, en tant qu'artiste adulé, il recevait sans cesse les cadeaux les plus divers, des souvenirs, mais comme on connaissait ses goûts princiers, on ne lui offrait pas n'importe quoi."

 

 

Antoni Jędrzejewicz (neveu de Chopin) cité par Ferdynand Hoesick (Chopin, Vol. 4)

 

 

 

 

 

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 19:20

 

 

"Il n'acceptait rien de la réalité. C'était là son vice et sa vertu, sa grandeur et sa misère. Implacable envers la moindre tache, il avait un enthousiasme immense pour la moindre lumière, son imagination exaltée faisant tous les frais possibles pour y voir un soleil."

 

George Sand (Histoire de ma vie)

 

 

" Il n'a jamais vu juste les faits ni compris la nature humaine sur aucun point. Son âme est toute poésie, et toute musique. Il ne peut souffrir ce qui est autrement que lui."

 

George Sand (lettre, 1847)

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 20:56

 

Avant d'en venir au projet avorté du mariage de Frédéric avec Maria, et pour mieux en comprendre les raisons, il faut se pencher sur la situation de la famille Wodziński et celle de Chopin, considéré comme pianiste politique et subversif.

 

Mais au fait, le séjour de Chopin à Dresde et sa rencontre avec les Wodzinski étaient-ils programmés ? Après Carlsbad, Chopin et ses parents passèrent une semaine à Teplice et arrivèrent chez le Comte de Thun-Hohenstein à Děčín en Bohême le 13 septembre 1835. Le lendemain 14 septembre, Frédéric et ses parents se séparèrent, ces derniers devant reprendre le chemin de Varsovie. Ils ne se reverraient plus jamais.

 

"Chopin quitta la Bohême le 19 septembre. Son intention était de se rendre à Leipzig où Mendelssohn venait de se fixer. Il fit étape à Dresde le premier soir, heureux de se retrouver dans cette ville qu'il aimait et où il avait laissé de nombreuses relations. A peine installé à l'hôtel "A la ville de Gotha", près du château, il tomba par hasard sur Feliks Wodziński (...) : il ignorait la présence de la famille Wodziński à Dresde. (...)

 

Grâce à cette rencontre, ce qui ne devait être qu'une étape se transforma en un séjour de treize jours. Madame Wodzińska avait quitté Genève avec ses enfants pour rejoindre son mari à Dresde. La famille attendait qu'une partie de ses biens, confisqués par les Russes, lui fût restituée pour rentrer en Pologne. S'ils avaient choisi Dresde, c'est que le frère de Wincenty Wodziński, le sénateur Maciej  Wodziński, condamné à mort après l'Insurrection, y vivait en exil. (...)

 

Les Polonais étant toujours aussi nombreux à Dresde, les soirées musicales se succédèrent. Les échos de l'une d'entre elles parvinrent aux oreilles de la police locale qui tenait à l'oeil les émigrés polonais. Chopin avait improvisé sur la Mazurka de Dąbrowski ("La Pologne n'est pas encore morte"). Le lendemain, le comte Józef Krasiński, qui se trouvait parmi les auditeurs, fut convoqué à l'Ambassade de Russie où on lui reprocha d'être allé 'dans une maison où l'on chantait des chants patriotiques révolutionnaires'. Et comme il rétorquait qu'il lui aurait été difficile de donner des ordres au musicien, le secrétaire de l'Ambassadeur  répondit :  'Si vous voulez être un sujet fidèle du Monarque et ne pas séjourner en pays étranger passant pour un rebelle, vous auriez dû mettre à la porte un démagogue tel que Chopin ou au moins le forcer à se taire et quitter cette maison'. Le passeport de Krasiński ne fut pas prolongé. C'est le second témoignage, en si peu de temps, qui nous renseigne sur la  position de Chopin aux yeux des autorités d'occupation russes. Considéré comme un 'rebelle', il ne cachait pas qu'il assumait les risques de cet acte de résistance : se voir interdire définitivement un retour en Pologne. La Mazurka de Dąbrowski , de pays en pays, apportait à ses compatriotes en exil un moment de communion intense dans l'espoir d'une renaissance de leur patrie. Comme une petite flamme vivace, entretenue avec ferveur par celui que Lenz appelle 'un pianiste politique'."

 

 

 

 

Source : Marie-Paule Rambeau, - "Chopin, l'enchanteur autoritaire" (Ed. l'Harmattan)

 

 

 

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 13:38

 

"Chopin était superstitieux et ne s'en défendait pas. (...) Il était curieux de tous les phénomènes paranormaux qui passionnaient son époque, magnétisme, extase, somnambulisme le fascinaient, à son corps défendant. Il avait une crainte irraisonnée pour le chiffre 7 (1), conséquence probable du traumatisme affectif de la mort d'Emilia en 1827. Au début de l'année 1837, celle où devait se décider la grande affaire de son mariage, il alla consulter la célèbre voyante MlleLenormand qui, dans son antre crasseux de la rue de Tournon recevait tout ce qu'il y avait de célébrités à Paris. (...) Chopin ressortit de chez elle rempli de confiance dans un avenir qu'elle lui avait vu favorable, ce qu'il s'empressa d'annoncer à ses parents. On n'a aucune peine à imaginer qu'elle lui promit l'amour d'une femme, mais il ignorait la petite supercherie que sa destinée lui réservait en substituant George à Maria."

 

 

(1) Il écrit à Solange Clesinger : "J'entrais l'autre jour dans la cour Lafitte et cie par une porte, quand vous partiez par l'autre; -c'était simple, j'avais un 7 à ma voiture." . Il se livrait également à l'interprétation des rêves, si l'on en juge par cette lettre de George Sand : "J'ai rêvé de Mickiewicz, dis cela à Chopin et qu'il me dise si c'est bon ou mauvais signe."

 

 

Source : Marie-Paule Rambeau, Chopin l'enchanteur autoritaire (Ed. L'Harmattan)

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 13:32

 

 

"Il possédait cette grâce innée de la bienvenue polonaise (...). On aimait à venir chez lui, parce qu'on y était charmé et parce qu'on y était à l'aise. On y était bien parce qu'il faisait ses hôtes maîtres de toute chose, se mettant lui-même et ce qu'il possédait à leurs ordres et services."

 

 

Franz Liszt (Chopin, Corréa)

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 13:29

 

 

"Il est impossible de jouer avec plus de légéreté, de sentiment, en même temps qu'avec plus de force ces oeuvres casse-cou. Ecouter ses improvisations, c'est une véritable jouissance. Il se fait donner quelques thèmes et peut jouer là-dessus au besoin une demi-heure, comme pour rien. (...) Et de plus, Chopin est un homme infiniment gentil, simple et gai. Il nous a fait rire aux éclats par son admirable don d'imitateur en représentant un Anglais qui écorche le français. Quand il jouait, nous faisions cercle autour du piano, tous pleins d'enthousiasme, et nous regardant l'un l'autre, empreints d'admiration, charmés par son art, comment dirai-je, enchanteur."

 

 

Journal d'Anna Thun-Hohenstein du 26 septembre 1835

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 20:10

 

 

Qui n'a connu Chopin ne pourra jamais imaginer un être tel que lui, ni concevoir à quelle exaltation l'âme, avant la délivrance de son enveloppe terrestre, peut s'élever. Qui n'a entendu ses compositions jouées par lui ne se figurera jamais comment la plus pure inspiration, sans égard aucun pour l'usage, la louange ni le blâme, se laisse emporter par les ailes du génie. Chopin était lui-même, certainement le premier, à jamais l'unique en son genre, probablement. [...]  Sa personne était délicate, gracieuse, des plus attachantes ; l'homme tout entier n'était qu'un souffle, un être plus spirituel qu'incarné et, comme son jeu, pure harmonie. Sa parole aussi était semblable à son art : douce, aérienne, bruissante (weich, schwebend, rauschend). De père français et de mère polonaise, les inflexions romanes et slaves se trouvaient réunies chez lui dans le plus pur accord. A peine semblait-il toucher le piano ! - L'on eût pu rêver qu'il arrivât au même résultat sans l'intermédiaire de l'instrument. On ne pensait plus au mécanisme ; on écoutait le bruissement flûté [de son jeu] et l'on s'imaginait percevoir des harpes éoliennes mues par le souffle éthéré de l'atmosphère. Et avec ce talent qu'il était seul au monde à posséder, Chopin était obligeant, modeste, sans nulle prétention ! Ce n'était pas un pianiste de l'école moderne ; il avait créé son art entièrement seul selon sa conception, et c'était quelque chose d'indescriptible.

Au salon comme dans la salle de concert, il s'avançait doucement, modestement vers le piano, se contentait du premier siège venu, montrant d'emblée par la simplicité de sa tenue vestimentaire et par le naturel de son maintien combien toute contorsion, tout charlatanisme lui était contraire. Sans aucun préambule, il livrait immédiatement son jeu plein d'âme et profondèment senti. Pour donner libre cours à son talent il n'avait besoin ni d'une longue chevelure tombant sauvagement, ni de lorgnons, ni de coquetterie en face du public. Ce talent, il le produisait avec art - non avec artifice -, magnifié spirituellement - et non déformé par la singerie. [...]

 

 

Sophie Léo - Erinnerungen aus Paris

 

 

Sophie Léo était l'épouse du banquier hambourgeois Auguste Léo, établi à Paris entre 1817 et 1848 et avec qui Chopin fut très lié. Auguste Léo fut son homme d'affaires et son intermédiaire auprès d'éditeurs allemands et anglais. Il lui dédia la Grande Polonaise brillante Op. 53. Les Léo tenaient un salon musical réputé.

 

 

Témoignage et annotation tirés de "Chopin vu par ses élèves", de J.J. Eigeldinger

 

 

 

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