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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 20:49

 

Après sa récente analyse de mon ouvrage 'Quintessence" consacré au pianiste Alain Amand  (http://de-la-note-a-la-plume.over-blog.com/pages/Avis_des_lecteurs-2269933.html), l'écrivain Anna Van Buck vient de me faire parvenir ses réactions à la lecture de mon roman "Le piano-feu", réactions que j'ai le plaisir de vous soumettre ci-dessous en adressant mes plus vifs remerciements à Mme Van Buck.

 

 

Avec ce deuxième roman de Carmen Desor, nous retrouvons le pianiste Alain Amand dont la carrière fut si bien dépeinte dans son premier ouvrage « Quintessence ». Mais, cette fois-ci, nous pénétrons plus profondément dans la personnalité du pianiste et, surtout, son âme se révèle à nous avec ses tumultes, ses paradoxes et sa recherche perpétuelle de l’absolu. Nous allons connaître davantage l’homme tourmenté qui se cache derrière l’artiste.

 Quand on découvre un être, on se demande souvent quel enfant il a été, quelle enfance il a vécue. Tant de nos comportements plongent leurs racines dans nos premières années d’existence ! " Le piano-feu" répond à ces questions en nous faisant partager la vie quotidienne du petit Aubin (alias Alain), un enfant qui, dès le départ, est frappé d’une différence qui l’isole des autres. Seuls un frère aîné et une aïeule parviennent à comprendre ce petit garçon dont la sensibilité est à fleur de peau. Ses parents ne saisissent pas les besoins qu’exprime leur fils cadet et lui témoignent peu d’affection. D’ailleurs, l’enfant évolue dans un milieu modeste où les conditions de vie assez rudes ne facilitent pas les gestes de tendresse.

Mais un jour aura lieu « la rencontre », celle qui va bouleverser la vie du garçonnet et lui permettre de cristalliser toutes les aspirations qui le tourmentent sans qu’il puisse leur donner un nom. Cette rencontre, c’est la musique. Cette musique qui le hante depuis toujours. Quand Aubin pénètre dans le salon rouge où l’attend (depuis combien de temps ?) Franz, sa vie va prendre un nouveau tournant. Franz sera pour lui, bien plus qu’un ami, un confident, un guide, un Pygmalion, un mécène. Il va lui faire prendre conscience de tout ce potentiel de richesses qu’il porte en lui, et surtout lui permettre de canaliser toutes ces richesses en s’épanouissant dans l’Art pour lequel il est né. Car, un autre personnage se trouve dans la pièce : le piano.

Dans cette pièce feutrée où la seule luminosité provient de la combustion des bûches de l’âtre, le piano trône comme flamboyant. Et Franz va l’initier, l’aider de toutes ses forces déclinantes car il est très malade…

L’enfant, puis l’adolescent, va peu à peu découvrir sa vocation, sa personnalité même avec son homosexualité latente (l’auteur nous le montre avec beaucoup de délicatesse). L’enfant qui se montrait capable de s’émerveiller aux premiers flocons de neige va se donner à corps perdu dans cet Art ! Il ne peut se contenter de l’à-peu-près, seule la perfection l’attire. C’est un anxieux, jamais vraiment satisfait de lui-même. A ce rythme, il usera peu à peu toutes ses forces. Le piano est devenu sa raison de vivre et bientôt sa torture aussi. Le mal qui le ronge, sans être le même que celui que Franz a connu avant lui, est tout aussi destructif.

 

Plus que jamais, Carmen Desor nous décrit un univers où réalité, rêve se côtoient et s’entremêlent. Franz semble un spectre dans le salon couleur rubis. Serait-il Franz Liszt réincarné ? Cela ne surprend pas le lecteur. Il est plongé dans un monde en dehors du temps où une telle idée finit par paraître naturelle. Et c’est là que se révèle tout le talent de l’auteur. Le piano lui-même prend vie, il semble de feu, jusqu’à brûler à la longue les doigts du pianiste, mais cela aussi semble normal au lecteur tout imprégné de cette ambiance irréelle.  Les descriptions sont si soignées que l’on vit les scènes, on les voit comme un « film » un peu fantastique.

 

Au-delà de l’histoire d’Aubin, l’auteur décrit très bien la personnalité souvent complexe de l’artiste en général. Et c’est dans cet aspect que réside un des intérêts (et non des moindres) de ce roman.

En effet, l’artiste est, par définition, un être à part qui ressent des choses que les autres ne perçoivent pas, qui ressent des besoins que les autres ne soupçonnent même pas, et cela dès l’enfance. Il vient au monde ainsi. Entre la folie et le caractère de l’artiste, la barrière est souvent mince et, sans le secours d’un Pygmalion comme Franz, certains artistes ont pu autrefois passer pour aliénés ou tout au moins illuminés. Fort heureusement, notre époque plus indulgente se contente de les qualifier « d’originaux ». De toute façon, il s’agit d’êtres fragiles et l’on comprend qu’il n’est pas toujours facile de vivre auprès d’un artiste. L’auteur a très bien analysé cet état de faits. Elle apparaît d’ailleurs dans le récit, et se parachève alors cet amour condamné d’avance.

 

Si vous voulez vous plonger dans un monde où la réalité, le rêve, l’imaginaire et un certain réalisme saisissant se côtoient sans choquer (la vie n’est-elle pas souvent faite ainsi, malgré les apparences ?), si vous voulez pénétrer dans le labyrinthe compliqué mais combien attachant de l’âme d’un artiste, ce livre est fait pour vous ! Vous comprendrez peut-être un peu mieux ces êtres originaux, un peu fous souvent, que sont les artistes. Et Dieu sait que notre monde actuel mis en fiches et en données a besoin de ces individus «à part », inclassables.

Vous verrez aussi que certains parmi eux veulent exceller dans leur art (car, chez les artistes comme dans d’autres milieux, il y a l’élite, c'est-à-dire ceux qui visent la perfection sans se soucier outre mesure des honneurs et des bravos). Aubin appellera cela « la ligature ». Ces « perfectionnistes » se sacrifieront pour leur art, allant jusqu’à l’autodestruction. Certains êtres brûlent leur vie, celle-ci ne peut qu’être brève car ils se donnent sans compter. L’Art, et la musique en particulier, est une mère exigeante qui dévore parfois ses petits. Ill est vrai que, déjà, dans le premier roman, le pianiste n’était pas appelé à vivre longtemps. Mais ce deuxième roman met un point final à cette œuvre menée avant tant de brio. Je ne vous dirai pas de quelle façon car je ne voudrais pas gâcher le plaisir du lecteur. Plaisir et émotion qui furent les miens quand je terminai ce roman.

 

Pour les artistes, ils se reconnaîtront dans le portrait d’Aubin (dans une plus ou moins grande mesure). Quant aux autres, les « cartésiens », ce livre leur ouvrira des horizons nouveaux et leur permettra de mieux appréhender le monde de l’Art, avec sa complexité, ses richesses, sa marginalité parfois, ses faiblesses, sa fragilité et ses déchirures. Au-delà du portrait d’Aubin, le deuxième roman de Carmen Desor donne accès à tout un univers où l’amour sous toutes ses formes est roi, en particulier celui qui anime l’artiste pour son œuvre, amour passionné qui envahit une existence, mais amour fascinant pour ceux qui ont le bonheur de pouvoir le découvrir au travers de cette lecture, et je souhaite qu’ils soient nombreux.

 

 

Anna Van Buck, le 07 août 2010

http://www.dailymotion.com/video/xd6alg_anna-van-buck_webcam

 

 

 

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 21:13

 

 

A quoi ressemblait Zelazowa Wola lorsque s'y élevait encore le manoir des Skarbek ?  Il y régnait la plus grande animation. La cour et le jardin étaient toujours pleins de monde. Il y avait une ferme, des chevaux, des granges et des meules de foin. Rien ne subsiste de cette animation. Rien, si ce n'est la petite maison qui se dresse à l'écart de la route. Mais nulle part mieux qu'ici, dans cette humble campagne mazovienne, on ne comprend à quel point la musique de Chopin est indissolublement liée au paysage polonais.

 

 

Zelazowa Wola 102 entrée. 

 

 Zelazowa Wola 103 plaque entrée

 

En mai, le parc embaumait le lilas...  

 

 Zelazowa Wola 97 parc

 Zelazowa Wola 55 buste

 

Les chants d'oiseaux emplissaient l'espace...

 

 

 

Blanche et humble, en partie dissimulée par les arbres, la maison de Frédéric apparut au bout du chemin...

 

 

  

 

C'est ma troisième visite. Un retour aux sources dont je ne me lasse pas. Un appel. Un rendez-vous. Je me sens un peu chez moi. Je me sens bien. L'intérieur de la maison a été rénové à l'occasion du bicentenaire. Tous les murs sont blancs. Les documents sont rares, bien choisis. Les meubles ont été retirés. Même s'ils étaient d'époque, ils n'étaient pas d'origine. Seuls deux pianos subsistent. Une nudité intérieure qui surprend tout d'abord. Cela me plaît. Il faut préserver l'espace pour qu'il puisse être rempli de Sa présence...

 

 

 

Les poêles en faïence sont authentiques, ainsi que les poutres du plafond peintes de motifs végétaux. Cela me suffit. L'imagination fera le reste.

 

 

Zelazowa Wola 37 intérieur-copie-1

Zelazowa Wola 33 intérieur

                      Zelazowa Wola 40 intérieur

       Zelazowa Wola 39 intérieur

 Zelazowa Wola 52 intérieur

Zelazowa Wola 49 intérieur 

 

 


 

 

 

Au gauche de l'entrée, des photographies présentent la maison avant sa reconstruction, et les différentes étapes de celle-ci. Ces documents sont émouvants. Projetée en arrière dans le temps, j'approche un peu plus près la réalité de la maison qu'Il a connue. Qu'Il a touchée. Qu'Il a vue de ses yeux... Ces photos me fascinent.

 

 

 

Dehors, la musique de Chopin se marie au chant des oiseaux.

 

 

 

 

D'autres vidéos sont disponibles sur le site http://www.dailymotion.com/carmen_desor_wanadoo_fr

 

 

Il me faut aller voir la berge de la rivière Utrata. Jeune homme, il venait s'y asseoir, sous les arbres, près d'un petit pont... Là-bas aussi, je peux Le chercher. Le retrouver.

 

 

Zelazowa Wola 61 parc

 

Zelazowa Wola 65 Utrata

 

 

 

Zelazowa Wola 80 buste

 

Bronze par Jozef Goslawski, inauguré en 1969

 

Zelazowa Wola 84 buste

 

Bronze d'après une sculpture de Z. Wolska, offert par le Musée Municipal de Düsseldorf

 

 

 

"Quand je vous écoute, je me crois toujours seul avec vous, et peut-être avec mieux que vous encore, ou du moins avec ce qu'il y a de mieux en vous" (Marquis de Custine)

 

A Zelazowa Wola, on se croit toujours seul avec Chopin...

 

 

 

Photos et vidéos par Carmen Desor

http://www.dailymotion.com/carmen_desor_wanadoo_fr

 

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 22:55

 

Si les touristes du monde entier visitent avec silence et respect une gentilhommière polonaise qui a retrouvé à l'occasion du bicentenaire de Chopin la blancheur de ses murs et la nudité de ses pièces, il faut savoir que la maison natale du compositeur était bien différente : plus simple, plus humble (quoique la simplicité et l'humilité du lieu ont été préservées avec beaucoup de soin)... une petite maison des communs, annexe du manoir des Skarbek, où l'on avait logé dans le temps un professeur de français et sa femme. "On installa le jeune couple dans une des dépendances du château, dans cette petite maison au perron de bois, au toit élevé, dont les tuiles avaient perdu leur couleur" .  "A droite, dans un logement composé de trois pièces, si basses qu'on peut toucher le plafond du doigt, vivait, au commencement du siècle, un homme d'une trentaine d'années, brun, à l'oeil vif, au visage fraîchement rasé. On le trouvait chaque soir penché sur un livre. De temps à autre, le vagissement confus d'un enfant au berceau, arrivant de la pièce voisine, lui faisait interrompre son labeur. Ce nouveau-né était Frédéric Chopin, et cet homme aux traits réfléchis, au regard ferme et intelligent, Nicolas Chopin, son père, fixé depuis une vingtaine d'années en Pologne (Comte Wodzinski - Les trois romans de Frédéric Chopin).

 

 

Zelazowa Wola 125 vue ancienne recadrée

 

 

Zelazowa Wola se situe à 54 km à l'ouest de Varsovie. On peut s'y rendre à pied depuis Sochaczew, par une allée classée. L'appellation du village provient du nom de ses premiers propriétaires au 16ème siècle : Mikolaj et Piotr Zelazo.

Les propriétaires suivants furent la famille Paprocki.

Fin 18ème siècle, le manoir fut construit.

En mai 1798, les Skarbek achètent Zelazowa Wola à Piotr Luszczewski.

En 1801, le Comte Kacper Skarbek s'enfuit en laissant d'énormes dettes. La propriété est reprise par sa femme la Comtesse Ludwika Skarbek.

En 1802, la Comtesse Skarbek engage Nicolas Chopin pour l'éducation de son fils Fryderyk. Au manoir, Nicolas tombe amoureux d'une cousine des Skarbek, intendante au château : Justyna Krzyzanowska.

En 1806, Nicolas et Justyna se marient.

E 1807 naît leur première fille, Louise (Ludwika).

En 1810 (le 1er mars) naît Fryderyk (ainsi nommé en l'honneur de son parrain Fryderyk Skarbek).

Chopin n'avait que six mois lorsqu'il quitta Zelazowa Wola pour Varsovie en 1810, mais il revenait y faire des séjours pour les fêtes ou pour les vacances, et revint y faire ses adieux à la fin de l'été 1830.

Entretemps, le domaine de Zelazowa Wola est repris par les fils de la Comtesse : d'abord Fryderyk, puis en 1825, Michal.

En 1834, Michal Skarbek, endetté, se suicide. Le village, avec les bâtiments du domaine, passe dans des mains étrangères : Franciszek Kwiatkowski, Jozef Wisniewski (jusqu'en 1842), Henryk Peszel (jusqu'en 1856) et Pawel Jaworski.

De 1859 à 1878, le propriétaire de Zelazowa Wola, A. Towianski, fit ajouter un porche d'entrée à la maison des Chopin, qu'il fit entièrement restaurer afin de commémorer le lieu de naissance du génial compositeur. Les premiers projets d'un lieu d'hommage à Chopin commencent à poindre.

En 1879, Aleksander Pawlowski devient propriétaire. Indifférent à Chopin et aux projets d'hommage, il installe dans la maison ... un entrepôt ! L'état de la maison devient lamentable. Les milieux artistiques commencent à se manifester. Le compositeur russe M. Balakirev, admirateur de Chopin, se rend à Zelazowa Wola et aborde publiquement la question de l'état déplorable de la maison.

En 1894, on inaugure à l'initiative de M.Balakirev le premier monument à Chopin : un obélisque.

 

 

Zelazowa Wola 120 vue ancienne recadrée

 

 

Pendant la première guerre mondiale, les bâtiments du château furent incendiés (sauf la maison de Chopin, miraculeusement préservée), et le domaine partagé entre les paysans en 1918. Le parc et la maison de Chopin furent attribués à R. Szymianowski, qui abattit une partie des arbres.

A la fin des années 1920, l'Association des Amis de la Maison de Chopin (créée en 1926) et le Comité Chopin de Sochaczew rassemblent de l'argent et rachètent la maison et le parc. On plante dans le parc arbres et plantes exotiques, et la maison est restaurée et meublée de nombreux objets classés d'époque (dont un piano droit Pleyel).

 

 

Zelazowa Wola 126 vue ancienne travaux recadrée

 

 

La maison, appellée désormais "manoir" et devenue musée, est ouverte au public le 17 octobre 1931 (date anniversaire de la mort de Chopin).

Durant la deuxième guerre mondiale, la maison est pillée, les alentours dévastés. Il fallut tout recommencer à zéro.

De 1950 à 1952, le manoir fut administré par le Musée National.

A partir de 1953, la responsabilité du manoir fut confiée à la Société Frédéric Chopin de Varsovie.

En 2005, l'Institut National Chopin prend le relais, et devient propriétaire des lieux en 2009. Il agrandit et revalorise le parc, installe un pavillon pour des concerts et un nouveau centre d'information.

 

 

Zelazowa Wola 01

 

 

 

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 19:17

 

Sochaczew 08 musée

 

 

Aux environs de Zelazowa Wola se trouve la petite ville de Sochaczew. Fryderyk y passait pour aller en vacances à Szafarnia en 1824 et 1825. C'est également là qu'il venait avec Michal Skarbek lors de ses séjours à Zelazowa Wola. En outre, chacun de ses séjours à sa maison natale comprenait de nombreuses marches et promenades dans les villages environnants dont, très certainement, celui de Sochaczew.

 

Le 29 août 1830, le général Szembek l'invita à rejoindre son camp de Sochaczew établi dans les bâtiments d'un ancien couvent de Dominicaines près des ruines du vieux château des ducs de Mazovie,  pour qu'ensemble, ils fassent de la musique.

 

"Avant-hier, j'ai fait une seconde visite au camp du général Szembek dont le quartier est établi à Sochaczew. Michal devait m'y conduire, mais comme cela ne lui fut pas possible, le général me fit chercher par son adjudant Czaykowski [ ]. C'est un Paganiniste enragé et il appartient à la caste des bons musiciens. Il a fait jouer pour moi la musique de son régiment. [ ] Szembek possède un piano dans son camp. Je ne sais comment cela s'est fait, mais il n'a pas semblé seulement me comprendre, il m'a compris vraiment." 

(extrait lettre de Chopin à Titus Woyciechowski, 31 août 1830)

 

Chopin y joua ses propres compositions, dont l'Adagio du Concerto en Fa mineur.

 

Le couvent des Dominicaines fut détruit pendant la deuxième guerre mondiale. Les ruines du château, elles, sont toujours visibles.

 

Les habitants de Sochaczew se souviennent des liens qui l'unissent au grand compositeur. 

 

 

Sochaczew 04 monuments

 

  Sochaczew 07 monuments

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faut également rappeler que ce sont les habitants de Sochaczew qui, ne pouvant supporter l'état d'abandon du lieu de naissance de Chopin, fondèrent entre les deux guerres un Comité Chopin dans le but de racheter à des propriétaires privés le manoir de Zelazowa Wola, notamment grâce aux recettes des concerts organisés à cette fin et donnés par des musiciens célèbres. 

 

L'exposition de l'année Chopin 2010 au Musée de Sochaczew vise à faire connaître au public la contribution de ce Comité au sauvetage de la maison natale de Chopin. Très intéressante, cette exposition montre, entre autres, les photos des travaux de reconstruction dans les années 1930. 

 

http://www.e-sochaczew.pl/muzeum/czasowe/2010chopinSochaczewianie.html

 

 

 

 

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 20:19

 

 Musée Chopin 53

 

Le siège principal du musée Chopin (1, rue Okolnik) se trouve dans le Palais Gninski-Ostrogski construit dans le style baroque et classique selon le projet de Tylmana de Gameren, au 17è siècle entre 1681 et 1685.

Dans la première moitié du 19è siècle,  Frédéric Chopin pouvait voir ce palais partiellement tomber en ruines.

 

Musée Chopin 63

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après remaniement, il devint en 1859 le siège du Conservatoire de Musique de Varsovie.

Après la deuxième guerre mondiale, le palais fut reconstruit dans son aspect originel pour devenir le siège de la société Chopin (1954-2005) et du musée Chopin.

 

   

 

Musée Chopin 68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                             

                                                   vue arrière

 

Le bâtiment a été restauré en vue du 200ème anniversaire de la naissance du compositeur, et le musée a été agrandi et enrichi de nouvelles collections.

 

 

 

 

 

Pas sympa, l'afp... mais pas de panique ! Vous pouvez accéder au contenu de cette vidéo en cliquant sur ce lien :

 

http://www.youtube.com/watch?v=vlCs4k6PN_0

 

 

 

 

Sur la place adjacente a été construit un Centre Chopin moderne, qui abrite l'Institut Frédéric Chopin, une bibliothèque, une discothèque, des salles de conférence et un centre d'information. Dans les caves restaurées du palais, une grande salle de concert a été aménagée.

 

 

Musée Chopin 57

  Musée Chopin 58

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Le musée expose des souvenirs laissés par Frédéric : des lettres,  des portraits et des autographes, des agendas,  des manuscrits de partitions... En tout, 7000 pièces. Grâce aux techniques audiovisuelles modernes, le musée nous transporte dans les lieux chers au coeur du compositeur.

 

 

Musée Chopin 02

 

Musée Chopin 10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le dernier piano de Chopin -un Pleyel- sur lequel il joua durant les deux dernières années de sa vie...

 

 

Musée Chopin 34

 

Musée Chopin 40

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos par Carmen Desor

 

 

 

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 20:33

 

  

 

Slawomir 04

 

 

 

En passant devant la Galeria BELLOTTO, au 79 de la Krakowskie Przedmiescie à Varsovie (www.bellotto.pl) je suis tombée en arrêt devant ce magnifique buste de Chopin, et je ne peux résister au plaisir de vous présenter son créateur. Il s'agit de Micek SLAWOMIR, polonais né en 1956.

 

 

  

Slawomir 03

 

Slawomir 05

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

Micek SLAWOMIR fit les Beaux Arts de Cracovie.

Spécialisé en sculptures de bronze et de marbre. Très actif dans la vie artistique de la ville de Kielce, au sud de la Pologne (sculptures en plein air, plaques, bas-reliefs et médailles), il participe à de nombreux concours et expositions.

Il soutient de nombreuses ventes de charité par le don de ses œuvres.

 

 

  

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 20:41

Hommage 32 

 

 

Quelques 22 000 officiers polonais, capturés par l'Armée Rouge après son invasion de l'Est de la Pologne, ont été sommairement exécutés en avril et mai 1940 par le NKVD, la police politique soviétique. Ce massacre des élites polonaises, propriétaires terriens, professeurs, avocats et médecins mobilisés en 1939 a été commis dans plusieurs endroits. Mais c'est Katyn, où les Allemands avaient découvert des charniers en avril 1943, qui en est devenu le symbole.

 

 

Hommage 36

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est en se rendant à Smolensk pour marquer les commémorations du 70 ème anniversaire de ce massacre que le président polonais Lech Kaczynski et les 95 personnes qui l'accompagnaient se sont tués dans le crash de leur avion le 10 avril 2010. Depuis cette date, Varsovie se souvient et rend hommage à toutes les victimes.

 

 

Hommage 13

 

 

De grands panneaux rappellent le massacre de Katyn près de la place Zamkowy, et d'autres panneaux retracent en images, devant le Palais présidentiel,  toutes les étapes du crash et des funérailles du Président Kaczynski.

 

 

Hommage 30

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hommage 28

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 22:02

 

 

A force de toujours remettre au lendemain, j'ai fini par manquer cette exposition que je pensais se terminer en juillet...

 

 

 

 

 

 

 

Si quelqu'un parmi les visiteurs de ce blog s'est rendu à cette exposition, je le prie de mettre ses impressions en commentaires...   Merci !

 

 

 

 

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 21:39

 

Une initiative originale dans le cadre du bicentenaire de la naissance de Chopin : 14 bancs musicaux, répartis dans les endroits liés directement à la vie de Chopin à Varsovie. Chaque banc comporte quelques lignes explicatives en polonais et en anglais, ainsi qu'un schéma qui situe le lieu.

 

 

Banc musical 04

 

 Banc musical 02

 

 Il suffit d'appuyer sur un bouton pour mettre en route un extrait musical d'une oeuvre de Chopin...

 

 

 

 Banc musical 05

 

 

Ces bancs musicaux sont une véritable attraction pour les touristes qui les apprécient beaucoup ! Ici, le banc est situé près du Palais Zamoyski, qui vit la destruction d'une grande partie des meubles, manuscrits et partitions de Chopin détenus par sa soeur Izabela, en représailles à un attentat à la bombe contre le général Berg, lieutenant du Royaume (russe) de Pologne, le 19 septembre 1863. Au cours de ces représailles, le piano de Chopin fut fracassé sur le pavé. Le poète Norwid  commémorera cet événement dramatique : l'idéal a atteint le pavé.

 

 


 

 

Ecoutez bien ces touristes de différentes nationalités évoquer le nom de Chopin avec un réel émerveillement...

 

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 21:25

 

 

Affiche 16

 

"Ce sera mon année"

 

A l'heure du bicentenaire, Varsovie met Chopin à l'honneur : concerts (au nombre de 120 dans la Capitale), ballets.... et partout des affiches pour rappeler aux passants et aux touristes qu'il y a deux cents ans, naissait à quelques kilomètres de là l'un des plus célèbres de ses enfants.

  

 

 

 

Affiche 03

 

 

Affiche 22

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En arrière-plan, l'Eglise des Visitandines, l'un des bâtiments les plus précieux de Varsovie, dans lequel Chopin joua de l'orgue  tous les dimanches en 1825 - 1826

 

 

 

Affiche 05

 

 

Affiche 15

 

 

Affiche 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Affiche 07

 

 

Affiche 12

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Affiche 24

 

 

Affiche 25

 

 

Affiche musée

 

 

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