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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 22:26

 

 

Voici des photos datant de la deuxième moitié du 19ème siècle. Les vues qu'elles présentent nous montrent le panorama d'une partie de la ville de Varsovie telle que l'a connue Chopin, puisque seules quelques années les séparent de son départ de Pologne. Varsovie n'avait pas encore connu les destructions massives du vingtième siècle...

 

 

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 Vers 1880 

Vue sur la Place de Saxe. On reconnaît les arcades du Palais de Saxe au premier plan à droite

 

 

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 1858 - Vue de la Place de Saxe

 

 

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1858

 

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Vers 1860 -  En arrière plan à gauche, l'Eglise Evangélique (Eglise luthérienne de la Sainte Trinité). Au temps de la jeunesse de Chopin, c'était l'un des plus hauts bâtiments de Varsovie. Frédéric y joua en 1825 (il avait 15 ans) devant le tsar Alexandre 1er en visite à Varsovie. Il se produisit sur un éolimélodicon, instrument construit par Brunner. En signe de reconnaissance, le tsar lui offrit un anneau d'or orné d'un diamant.

 

 

 

 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 18:41

 

 

La musique était le seul véritable moyen d'expression de Chopin, pur musicien, pour qui rédiger une lettre était un vrai supplice. "La plume me brûle les doigts", disait-il.

 

Déjà tout petit (il a huit ans), il écrit à son père le 6 décembre 1818 :

 

"Bien qu'il me serait plus facile de te faire part de mes sentiments s'il était possible de les exprimer par les sons de la musique mais comme le plus beau des concertos n'arriverait pas à te faire part, mon cher Papa, de toute l'affection que j'ai pour toi, je dois employer les simples mots qui sortent de mon coeur pour te dire que je dépose à tes pieds l'hommage de ma tendre reconnaissance et de mon attachement filial."

 

(cette première lettre -en prose- connue montre déjà le profond amour de Frédéric pour ses parents)

 

La musique était son véritable langage. "Chopin parle peu et rarement de son art ; mais, quand il en parle, c'est avec une netteté admirable et une sûreté de jugement et d'intentions qui réduiraient à néant bien des hérésies s'il voulait professer à coeur ouvert. Mais, jusque dans l'intimité, il se réserve et n'a de véritable épanchement qu'avec son piano." (George Sand)

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 22:19

 

"Chopin était entouré, adulé, gardé à vue par un petit cénacle d'amis enthousiastes qui le défendaient contre les visites importunes ou les admirations de second ordre. Son accès était difficile ; il fallait, comme il disait lui-même à cet autre grand artiste qui a nom Stephen Heller, s'essayer plusieurs fois avant de parvenir à le rencontrer." (Marmontel)

 

 

Une dizaine de ses élèves au-moins essuyèrent  tout d'abord un refus poliment décliné. Ainsi, Tellefsen (pianiste-compositeur norvégien, 1823-1874) dut patienter deux ans et demi. C'est grâce à l'intervention d'un homme de lettres lié avec George Sand qu'il pourra entrer en contact avec Chopin en 1844. 

 

 

Lenz (conseiller d'Etat impérial russe, d'origine balte, 1809-1883) y parviendra en 1842 grâce à une recommandation de Liszt. Et Lenz raconte cette première entrevue :

 

"Le domestique me dit que Monsieur Chopin n'était pas à Paris. Je ne m'y laissai pas prendre et répliquai : 'Remettez-lui la carte, je me charge du reste.' La carte en main, Chopin vint à ma rencontre ; c'était un homme jeune, de taille moyenne, élancé, maigre, le visage consumé et expressif, et mis selon la tournure parisienne la plus raffinée. Il ne m'a jamais plus été donné de me trouver en présence d'une apparition aussi naturelle dans l'élégance et la séduction. Chopin ne m'invita pas à m'asseoir, je restai debout comme devant un souverain  - 'Que désirez-vous ? Vous êtes élève de Liszt ? Un artiste ?'  - 'Un ami de Liszt. Je voudrais avoir le bonheur de faire la connaissance de vos Mazurkas sous votre direction : je les regarde comme une littérature en soi. J'en ai travaillé quelques-unes avec Liszt.' Je sentis -trop tard- que je venais de commettre un impair. 'Ah ? fit Chopin d'une voix traînante quoique des plus affables. Alors en quoi puis-je vous être utile ? Jouez-moi je vous prie ce que vous avez travaillé avec Liszt ; j'ai encore quelques minutes.'  - et il tira de son gousset une petite montre élégante : 'J'étais sur le point de sortir et j'avais interdit ma porte, veuillez m'excuser !'  [...] 

Avant de m'asseoir, je plaquai un accord 'pour sonder le gué' dis-je. La précaution et le mot parurent plaire à Chopin ; il sourit, s'appuya avec lassitude sur l'instrument et me regarda droit dans les yeux, de son regard si perspicace. Osant à peine jeté un coup d'oeil dans sa direction, j'entamai bravement la Mazurka en si bémol, si typique, et dans laquelle Liszt m'avait noté des variantes. Je m'en sortis bien et l'envolée à travers deux octaves réussit comme jamais ; l'instrument répondait plus facilement que mon Erard. Chopin murmura, très courtois : 'Le trait n'est pas de vous, n'est-ce pas ? C'est lui qui vous l'a montré  -  il faut qu'il mette sa griffe partout : il joue devant des milliers, et moi rarement pour une personne ! C'est bon, je vous donnerai des leçons, mais seulement deux fois par semaine : c'est mon maximum ; il m'est difficile de trouver trois quarts d'heure.' Il regarda de nouveau sa montre.  - 'Et que lisez-vous ? De quoi vous occupez-vous en général ?' C'était une question à laquelle j'étais bien préparé.  - 'Je préfère George Sand et Jean-Jacques à tous les autres auteurs' dis-je précipitamment ; il sourit et fut adorablement beau à cet instant.  -  'C'est Liszt qui vous l'a soufflé ; je vois que vous êtes initié, tant mieux ! Soyez ponctuel : ma maison est un pigeonnier, mon temps est minuté. Je vois déjà que nous deviendrons plus intimes ; une recommandation de Liszt  veut dire quelque chose. Vous êtes le premier élève qu'il m'envoie ; de camarades que nous étions nous voilà amis.'  "

 

 

Selon Jean-Jacques Eigeldinger, "Lenz est l'élève de Chopin qui fournit les renseignements les plus nombreux et circonstanciés sur les volontés de l'auteur quant à l'exécution de ses oeuvres. Pour Lenz, ces leçons furent l'occasion de conversations esthétiques autant que de perfectionnement pianistique. Parfois impatienté par l'impétuosité et les théories de cet élève, Chopin n'en était pas pour autant insensible au piquant de ses remarques et à sa large culture musicale ; Lenz semble lui avoir fait découvrir certaines compositions de Weber et Beethoven, alors peu ou pas répandues à Paris. Mais le Maître restait inflexible dans ses exigences pédagogiques : ainsi refusa-t-il à Lenz la permission de travailler des compositions qui excédaient ses possibilités pianistiques (Polonaise op. 26/2 ; Scherzo op. 31).

 

 

 

Source : Chopin vu par ses élèves, de Jean-Jacques Eigeldinger

 

 

 

 

 

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 22:26

 

 

Chopin changea de nombreuses fois de domicile, chaque déménagement étant motivé par les besoins d'une renommée croissante dans Paris qui l'obligeait à "tenir son rang".

 

 

Cité Bergère 04

 

 

 Au printemps 1832, Antoine Orlowski écrit à sa famille : "Le cher Chopin vous embrasse cordialement. Depuis quelques jours il est si triste que, parfois, lorsque je vais le voir, nous n'avons pas le courage d'échanger une parole. C'est là l'effet de la nostalgie. [...] Ici, la situation est mauvaise ; la misère règne chez les artistes. Le choléra fait fuir les riches en province".

 

C'est pendant cette période que Chopin songea à partir pour l'Amérique.  Il en fit part au prince Valentin Radziwill lors d'une rencontre fortuite. Le prince l'emmena alors à une soirée donnée par James de Rothschild. Chopin y remporta un succès qui le rendit célèbre dans la haute société et lui amena des élèves. Son projet de départ pour l'Amérique n'avait plus lieu d'être...

 

Après le cinquième étage du 27 Boulevard Poissonnière, sa situation sociale s'étant améliorée, Chopin désormais célèbre, s’installe, en juin 1832, au 4 cité Bergère, au premier étage d’un beau bâtiment aujourd’hui transformé en hôtel.

 

 

Cité Bergère 02

 

  Cité Bergère 07

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Cité Bergère 01

 

 

Cité Bergère 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

  

Au printemps 1833, il s'établira au 5, Chaussée d’Antin (*) (là même où Mozart vécut chez Madame d’Epinay)  A l’automne 1836, il déménagera au 38, Chaussée d’Antin, où bientôt il invitera George Sand avec Liszt et Marie d’Agoult et où il donnera de nombreux récitals au cours de réceptions intimes. Ces deux bâtiments ont été détruits lors des grands travaux hausmanniens.

 

 (*) anciennement rue du Mont Blanc

 

 

Photos par Carmen Desor

 

 

 

 

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 21:27

 

 

Pour que tout concourt à ce que le destin de Frédéric Chopin s'accomplisse, il faut que son père reçoive  une bonne éducation. Comment cela va-t-il être possible dans un milieu rural et modeste ? Grâce à la débrouillardise de François Chopin, père de Nicolas, qui devient syndic du village en 1775. Cela lui ouvre les portes des notables du comté avec qui sa fonction le met en relation, ainsi que des aristocrates polonais : le Comte Pac, et son intendant Adam-Jean Weydlich, un gentilhomme polonais, ancien secrétaire de la Confédération de Pologne à Paris, que le Comte engage pour administrer son domaine durant ses fréquentes absences pour affaires politiques.

 

Weydlich arrive en août 1782 à Marainville, en compagnie de sa jeune épouse Françoise-Nicole, née Schelling. Celle-ci, belle, cultivée et riche, a toujours vécu à Paris. L'attention des Weidlich est très vite attirée par Nicolas, le jeune fils du syndic, à la vive intelligence et à la grande sensibilité. Ils décident de s'occuper de son éducation. Voilà, le destin continue à s'accomplir...

 

Invités au château par Françoise-Nicole Schelling, Nicolas et sa soeur Anne vont acquérir les belles et bonnes manières, découvrir Voltaire (et plus particulièrement Candide), recevoir les bases de l'Allemand, affiner leur sensibilité par la pratique de la poésie et de la musique (Nicolas joue de la flûte et du violon).  Nicolas suit également à Nancy un enseignement élémentaire et des cours de comptabilité (Weydlich projetait certainement d'en faire son employé).

 

En 1785, incapable de payer ses créanciers, le Comte Pac décide de vendre ses terres de Marainville et le château. Les nouveaux propriétaires n'ont que faire de l'intendant. Les Weydlich-Schelling partent se terrer à Viéville, où Nicolas leur rend visite chaque jour. 

 

En 1787, Adam Weidlich regagne la Pologne et propose à Nicolas de partir avec lui. Dans ce village de Marainville aux conditions de vie de plus en plus difficiles, Nicolas n'a aucun avenir. Par ailleurs, s'entend-il encore avec son père qui voit peut-être d'un mauvais oeil l'éloignement croissant de son fils de la vie et des habitudes familiales ? Nicolas n'hésite pas. L'occasion est trop belle. Il accepte.

 

A seize ans, Nicolas Chopin arrive à Varsovie et n'en repartira plus jamais.

 

 

 

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 18:24

 

 

"Blechacz is one of the greatest artists, I have ever heard in my life" 

(John O'Connor)

 

 

Né en Pologne en 1985, Rafał Blechacz commence le piano à cinq ans, poursuit ses études au Conservatoire Arthur Rubinstein à Bydgoszcz et sort diplômé du Conservatoire Feliks Nowowiejski à Bydgoszcz en mai 2007.

 

Lauréat à l'unanimité en octobre 2005 du prestigieux Concours Chopin, Rafał Blechacz remporte par la suite de nombreux autres prix, notamment la récompense créée par Krystian zimmermann pour la meilleure interprétation des Sonates de Chopin.

 

Cette victoire au Concours Chopin lui ouvre les portes des salles internationales les plus prestigieuses et des plus grands festivals.

 

En mai 2006, il signe un contrat d'exclusivité chez Deutsche Grammophon. Il est le deuxième polonais, après Krystian Zimmermann, à signer avec ce grand label.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans cette vidéo, Rafał nous parle de Chopin et de sa proximité de sensibilité et de personnalité avec le grand compositeur.

 

 

 

http://www.blechacz.net/?nodeid=home&lang=EN

 

 

 

 

 

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 20:19

 

 

Vous pouvez visiter virtuellement l'exposition de manuscrits autographes de Chopin qui se déroule à la Bibliothèque Nationale de Varsovie (et touche malheureusement à sa fin).

 

 

http://www.wizytowkachopina.pl/

 

 

Par le jeu de clics de votre souris et de zoom, vous pourrez ouvrir lettres et livrets de partitions, faire des gros plans sur l'écriture du Maître, tourner les pages...  De précieuses indications ponctuent chaque document (dédicaces, historique...). Ce site est accessible en polonais et en anglais.

 

 

Bibliothèque nationale

 

 

 
 
L’« Hôtel de la République » fut construit dans les années1677 - 1683 selon le projet de Tylman de Gameren. L’un des plus prestigieux édifices baroques à Varsovie. Depuis 1764 il appartient à l’État. Il fut le siège des autorités administratives, financières, et ensuite de la Cour Suprême. Durant la seconde guerre mondiale l’hôtel fut brûlé et partiellement détruit, et reconstruit ensuite. Actuellement, il sert de magasins pour les collections spéciales de la Bibliothèque Nationale.

 

 

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 22:50

 

 

Nicolas Chopin naît le 15 avril 1771. Jusqu’en 1926, on le croira natif de Nancy, jusqu’à ce que, cette année-là, on trouve dans un lot d’archives restitué par la Russie à la Pologne un questionnaire administratif dans lequel Nicolas Chopin déclare être né à Marainville en Lorraine. C’est également dans cette petite commune du département des Vosges que l’on découvrira son certificat de baptême, établissant de façon définitive l’ascendance française de Frédéric Chopin.

  

Pour bien comprendre la raison pour laquelle Frédéric est né en Pologne, il faut connaître l’histoire qui relie la Lorraine à ce pays, et les circonstances qui amenèrent son père Nicolas, modeste fils d’un charron et vigneron lorrain, à devenir un professeur de français apprécié de toute l’aristocratie varsovienne.

  

Contraint d’abdiquer en Pologne en 1736, le roi Stanislas Leszczynski avait obtenu de son gendre, le roi de France Louis XV, la possession perpétuelle du duché de Lorraine qu’il gouverna pendant trente ans jusqu’à sa mort. Il est resté dans la mémoire de ses sujets comme le « bon roi Stanislas » ; sous son règne, la capitale de la Lorraine, Nancy, connut son plus grand épanouissement.

 

Stanislas avait attiré dans cette région un grand nombre de Polonais. Le village de Marainville, étendu en demi-cercle autour d’un château renaissance, appartenait alors au Comte de Rutant, chambellan de Stanislas et franc-maçon notoire.

 

 

Château de Marainville

  

 

A la mort du Comte en 1779 (*), le château est mis en vente et acheté par un aristocrate polonais lituanien, le Comte Michel-Jean Pac, que l’on dit grand résistant de la Pologne contre la Russie. Là, il sera facile à celui-ci d’être en liaison avec les grands familles hostiles au nouveau roi Poniatowski jugé trop russophile : les Jablonowski, Krasinski, Radziwill, Potocki et Pruszak. Il peut même y recevoir leurs représentants dans le plus grand secret.

  

 

(*) Le comte de Rutant sera inhumé avec le compas et l'équerre, hors de l'église dans un coin du cimetière. De sa chambre, Nicolas suivra l'étrange cérémonie mi-profane, mi-sacrée, et se souviendra longtemps de tous ces hommes en tenue de cérémonie formant une grande chaîne, bras croisés, main dans la main, autour du cercueil luisant de pluie.

 

 

 

Voilà, le décor est dressé. On retrouve les noms de ceux qui ponctueront la vie de Frédéric Chopin, la résistance polonaise contre la Russie, et jusqu’à la franc-maçonnerie venue très tôt se mettre en scène devant le jeune Nicolas.

 

 

                                                                      à suivre ….

 

 

 

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 20:53

 

Avant la seconde Guerre mondiale, une importante communauté juive vivait à Varsovie (la deuxième d'Europe, et la quatrième du monde après New York, Moscou et Chicago). Presque 350 000 juifs y habitaient.

 

Varsovie fut anéantie par les bombardements de la deuxième Guerre mondiale et la barbarie nazie. On ne peut donc prétendre s'intéresser à  la Ville de Chopin sans se pencher sur ce terrible passé.  C'est pourquoi j'aimerais illustrer mon article précédent et ceux qui viendront sur le martyre des juifs de Varsovie par quelques vidéos.

 

 

Cette première vidéo constituée d'images d'archives évoque plus particulièrement la vie des enfants dans le Ghetto.

Attention ! certaines images sont très difficilement soutenables.

 

 

 

 

 

La deuxième vidéo reprend les images du très beau film "Le pianiste", de Roman Polanski (2002) avec Adrien Brody.

On peut y voir la naissance du Ghetto avec la construction du Mur, la vie de ses habitants, leur déportation en 1942, jusqu'à la liquidation définitive du Ghetto et l'insurrection  de 1943.

Les passionnés de Chopin relèveront au passage les images du Palais de Saxe en tout début de vidéo.

 

 

 

 

 

 

 Avec la volonté farouche de se relever, les Varsoviens ont reconstruit à l'identique la Vieille Ville, avec ses bâtiments, ses places, ses églises, ses palais... , réalisant un travail colossal. Le centre historique de Varsovie a été inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO en 1980.

 

 

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Photos par Carmen Desor

 

 

 

 

 

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 23:06

 

Mur du ghetto 11

 

 

Créé le 16 novembre 1940, le ghetto, entouré d’un mur, faisait 307 ha. Par la suite, ses dimensions furent réduites. Il était divisé en deux parties : le grand, et le petit ghetto. Environ 360 000 juifs de Varsovie et 90 000 juifs en provenance d’autres villes y furent parqués. Près de 100 000 moururent de faim.

 

 

Mur du ghetto 10

 

 

A l’été 1942, les Allemands déportèrent et assassinèrent près de 300 000 d’entre eux dans les chambres à gaz de Treblinka. Le 19 avril 1943 eut lieu le soulèvement du ghetto de Varsovie. Ceux qui survécurent furent tués par les Allemands en novembre 1943 dans les camps de concentration. Seul un très petit nombre d’entre eux en réchappa.

 

 

Mur du ghetto 08

 

 L'emplacement du Mur...

 

 

Mur du Ghetto 08

 

 

Entre les maisons situées au 55 rue Sienna, et au 62 rue Zlota, il s’est conservé quelques fragments du Mur qui, entre le 15 novembre 1940 et le 20 novembre 1941, constituait la limite du Ghetto. Le Mur avait 3 mètres de hauteur et était couvert de barbelés.

 

 

Mur du Ghetto 04

 

 

Mur du Ghetto 06

 

 

Un autre fragment du Mur se trouve rue Walicow.

 

 

 

Photos par Carmen Desor

 

 

 

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