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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 09:03

 

"Les eaux ferrugineuses que les curistes absorbaient tout au long de la journée, associées à des douches chaudes et à une cure de petit-lait, constituaient le traitement de base qui durait cinq semaines et était censé guérir les affections pulmonaires." (M.P. Rambeau)

 

 

Bad Reinerz lettre à Kolberg

 

 

Dans sa lettre à Wilhem Kolberg du 18 août 1826 (voir ci-dessus), Chopin décrit les rituels de la cure et son emploi du temps :

 

"Le matin au plus tard à 6 heures, tous les curistes se réunissent autour de la source. Un orchestre d'instruments à vent formé par quelques caricatures en tous genres (...), ce mauvais orchestre joue tandis que les Kur-Gaeste se promènent lentement. Ha ! que voilà une belle redoute ou plutôt une mascarade, car, bien que ces baigneurs ne portent pas de masques, beaucoup d'entre eux s'abusent les uns les autres et certains se laisseraient pendre s'il était de bonne compagnie de le faire. Cette promenade se fait dans une charmante allée  reliant l'Anstalt à la ville. Elle dure plus ou moins selon le nombre de verres qu'il faut absorber et en général se prolonge jusqu'à huit heures du matin. Après, chacun rentre chez soi pour déjeuner. Le plus souvent, je me promène ensuite. Je marche jusqu'à midi, moment où l'on dîne pour se rendre immédiatement après à la source. Après midi, plus grande mascarade encore que le matin car chacun s'est paré et se montre dans un autre costume. De nouveau, la musique sévit et l'on se promène jusqu'au soir. Comme je ne bois que deux verres de Laubrunnn pendant l'après-midi, je rentre alors aussitôt pour la collation. Bientôt après, je me couche."

 

Bad Reinerz Panorama

 

Certaines promenades  lui sont interdites, en raison de son état de santé, comme par exemple le célèbre mont Szczeliniec Wielki (qu'il nomme dans ses lettres le Heuscheuer). Il espère se rendre sur le Hohemenze, c'est à dire le fameux sommet d'Orlica.

Par contre, nous savons qu'il est allé sur une montagne appelée Einsiedelei, où se trouve un ermitage. Celui-ci se situait près de la chapelle votive de la Trinité, construite au-dessus de la ville sur le Mont Rozalii après l'épidémie de 1680.

 

Duszniki l'ermitage 1833

 

On suppose, d'après les récits de Ludwika, qu'il visita également le moulin classé à la limite de la ville, qui était une manufacture de papier.

 

  

 

C'est naturellement le premier concert public à l'étranger du jeune homme de seize ans qui fut le plus largement commenté aux Bains, où trois ans plus tôt, s'était produit le jeune Mendelssohn âgé de 14 ans. Le but en était la bienfaisance, bien que les circonstances n'en soient pas claires. Le "Courrier de Varsovie" n° 22 d'août 1826 écrit :

Un jeune artiste polonais, Fryderyk Chopin,  sur l'ordre des docteurs de Varsovie, séjourne à Reinertz depuis quelques temps pour rétablir sa santé. Alors que plusieurs enfants se sont retrouvés orphelins après la mort de leur père, venu en cure, M. Chopin, encouragé par une personne qui connaît son talent, a donné deux concerts à leur bénéfice, qui lui ont valu beaucoup d'éloges et ont procuré à ces malheureux un grand soutien. Cet adolescent s'est fait entendre maintes fois à Varsovie, et, chaque fois, il a suscité l'admiration que mérite au plus haut point son talent.

 

Il existe aussi une version plus romantique, qui fut publiée en 1892 dans les "Echos musicaux" : l'orpheline à laquelle Chopin vint en aide par sa musique était la belle Libusza, qui ne lui était pas indifférente, qui distribuait de l'eau aux curistes des Bains et dont le père, un ouvrier, était mort au sanatorium. Le hic est que, pendant le séjour de Chopin, aucun curiste ne mourut ni aucun ouvrier, mais... le maître drapier Joseph Schoor, laissant orphelin quatre petits enfants (Sur les pas de Chopin, Bosz)

 

On sait avec certitude que le concert du 16 aoùt 1826  fut donné dans la Salle du Théâtre des Bains, un bâtiment élevé vers 1810 où se concentrait la vie culturelle du centre de cure. Le plus grand problème pour le musicien perfectionniste était l'absence d'un bon piano...

 

 

Duszniki Théâtre 1897

 

 Vue du Théâtre en 1897 (le monument de Chopin que l'on voit à droite date également de 1897)

 

 

Dans sa lettre à Chopin du 19 août 1826, son ancien professeur Zywny, qui lui avait conseillé de donner un concert, le félicite : "Je désire de tout mon coeur vous embrasser bientôt en parfaite santé. Je vous baise cordialement et suis avec véritable amour et considération votre fidèle ami."

 

 

 

Duszniki théâtre

 

 Vue plus récente du Théâtre

 

 

Chopin et sa mère quittèrent Reinerz le 11 septembre 1826.

 

 

Bad Reinerz facture Mme Chopin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Facture à Mme Chopin

 

 

Chopin a meilleure mine, il aurait même grossi, "ce qui devrait me rendre paresseux", dit-il !

 

Sa petite soeur Emilia, elle, s'éteignit quelques mois plus tard, le 10 avril 1827. Sur sa pierre tombale, on peut encore lire : "Emilia Chopin a disparu au quatorzième printemps de sa vie, comme une fleur dans laquelle s'épanouissait le bel espoir du fruit".  Pour Frédéric, ce deuil très douloureux marqua la fin de l'adolescence et de l'insouciance.

 

 

 

Source :

Sur les pas de Chopin, Bosz

Chopin, l'enchanteur autoritaire, Marie-Paule Rambeau, l'Harmattan

 

 

 

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 20:38

 

Bad Reinerz

 

(Photo Carmen Desor)

 

La raison de ce départ pour les eaux de Bad Reinerz était évidente : la santé de Frédéric et de sa soeur Emilia, dont l'état pulmonaire était alarmant. Tous deux devaient reprendre des forces à Reinerz sur la frontière polono-tchèque (qui reprendra plus tard son nom polonais de Duszniki Zdroj), là où un an plus tôt avait séjourné Jozef Elsner, et qui avait été proclamé  en 1825 meilleures eaux allemandes.

 

Duszniki

 

Duszniki pavillon 2è moitié 19è 

 

Il fut décidé qu'Izabela resterait avec son père à Varsovie, tandis que Ludwika partit le 27 juin 1826 avec Fryderyk Skarbek, sa femme et leur fils Jozef. Emilia et la Comtesse Skarbek quittèrent Varsovie le 15 juillet, Frédéric et sa mère le 28 juillet via Kalisz et Wroclaw pour arriver le 3 août. La famille était descendue à la Maison Bürgel, une pension de famille moderne et confortable qui offrait le gîte et le couvert, et dont les horaires des repas étaient adaptés au rythme des curistes.

 

 

Duszniki lamaison Bürgel

 

La Maison Bürgel, litographie fin du 19ème siècle

 

 

Frédéric, alors âgé de seize ans, suit les rites de la cure, qui consistent à se promener jusqu'aux sources et à boire plusieurs verres d'eau à la suite avec du petit-lait de chèvre et des herbes. L'eau thermale a un goût d'encre que Frédéric fait passer en avalant du pain d'épices. Les journées commencent à six heures, les promenades sont accompagnées par un orchestre à vents qu'il juge mauvais. Il observe la "mascarade' des curistes, snobs, qui se parent et changent plusieurs fois de costume, et dont le ridicule ne lui échappe pas. Dans la pension où familles allemandes et polonaises se côtoyent, il participe à tous les jeux de société. Mais il se plaint de ne disposer d'aucun bon piano. "Ce sont des instruments qui me font plus de peine que de plaisir..."

 

 

Duszniki clients du spa fin 19è

 

 Clients dans le parc du spa, fin 19ème siècle

 

 

 

                                                                                                                                                                                à suivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 17:28

 

 

Les Voigt, amis de Schumann, étaient "un couple de commerçants mélomanes qui tenaient salon. (...)  Henriette Voigt était elle-même une pianiste, élève de Ludwig Berger." (Marie-Paule Rambeau)

 

 

"Hier Chopin était ici et il a joué une heure sur mon piano une fantaisie et une nouvelle étude -homme intéressant et jeu plus intéressant encore ; il m'a étrangement émue. L'exaltation extrême de son style visionnaire se communique à une oreille subtile ; j'en retenais mon souffle. Elle est merveilleuse, l'aisance avec laquelle ses doigts de velours glissent, je devrais dire volent, sur les touches. Il m'a ravie - je ne peux le nier - d'une manière qui m'était jusque là inconnue. Ce qui m'a enchantée, c'est l'ingénuité, le naturel dont il fait preuve dans son attitude et dans sa manière de jouer."

 

 

 

Journal d'Henriette Voigt, 13 septembre 1836.

 

  

 

 

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 17:24

 

 

 

 

 

 

 

"C'était déjà un tableau inoubliable de le voir assis au piano, pareil à un voyant perdu dans ses songes ; de voir comment le songe créé par lui se traduisait dans son jeu et comment, chaque morceau fini, il avait la funeste habitude de parcourir d'un doigt toute l'étendue du clavier glissando comme pour se dégager puissamment de son songe."

 

Robert Schumann

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 16:50

 

Dans l'attente de leurs retrouvailles, la vie parisienne de Chopin s'écoule entre les soirées avec Liszt, Marie d'Agoult et George Sand, ses amis proches (Grzymala, Matuszynski... ) et de grandes personnalités : Custine, Pixis, Nourrit, Eugène Sue..., et le cercle des émigrés polonais.

 

"La pensée de Maria, la lointaine bien-aimée de Sluzewo, rayonnait de tous ses feux chaque fois qu'une lettre venait l'assurer qu'elle comptait, comme lui, les mois qui les séparaient de leurs retrouvailles, "mai ou juin au plus tard. Ah! si cela pouvait être plus tôt ! * ". Il envoya un Pleyel, un luxueux keepsake, une moisson d'autographes. S'il rêvait d'une existence nouvelle, il n'en retrouvait pas moins avec délices le temps de "l'amour de loin", cet idéal courtois chanté par le troubadour Bertrand de Born, où le désir, sublimé par l'absence et le secret, se nourrit de l'image désincarnée de l'objet aimé. Konstancja puis Maria donnèrent à Chopin la conviction que l'amour parfait se passait fort bien de la réalisation sexuelle et, plus grave, qu'il pouvait être compromis par "certains faits". "

 

Cependant, Teresa Wodzińska était informée de la vie trépidante de Chopin à Paris, malgré les promesses et les mensonges de celui-ci sur sa vie désormais sage et rangée pour préserver sa santé fragile. Fragilité qui était le premier pretexte de Mme Wodzińska pour une rupture des fiançailles en cas de besoin...

"A la même date, le Journal de Jozef Brzowski révèle au contraire une activité épuisante qui enchaîne, certains jours, cinq ou six heures d'enseignement, des relations amicales où il dépense sans compter les trésors de son inspiration, les plaisirs des bonnes tables parisiennes et les inévitables soirées dans le monde prolongées jusqu'aux premières heures du jour."  Ceci éclaire "un aspect de la personnalité de Chopin qu'on a négligé dans la mesure où il détonnait dans la typologie du névropathe qui vivait en s'économisant qu'on a voulu privilégier. Chez ce nerveux sensitif, les sollicitations du plaisir trouvaient au contraire un terrain favorable. En un mot, au banquet de la vie,  Chopin était en ce temps-là un joyeux convive."

"On  estimait volontiers du côté de Leipzig que la vie parisienne dispersée détournait Chopin de la composition et qu'il y perdait son temps. C'était le sentiment de Friedrich Wieck et, plus étonnant, celui de Schumann : "Il est triste que depuis sept ans qu'il est à Paris, il n'ait presque rien fait." "

 

En hiver 1837, Chopin est atteint par l'épidémie de grippe et ne prend pas le temps de se soigner. Dès lors, il tousse et porte sans cesse son mouchoir à la bouche, faisant dire à Marie d'Agoult qu'il toussait "avec un grâce infinie".

 

Entretemps, Antoni Wodziński, qui s'était engagé dans la légion polonaise partie combattre en Espagne, avait été blessé et réclamait de l'argent pour rentrer en France. "Les mésaventures de l'enfant terrible de la famille avaient jeté "l'heure grise" aux oubliettes." Ayant reçu de Chopin un cahier de musique, "elle l'en remercia par un petit mot en français, d'une politesse endimanchée dont tous les termes dénotaient une prise de congé officielle. Le coup dut être à la mesure de la surprise. Sans aucune explication, il se voyait éconduit froidement par celle qu'il considérait comme sa future femme."

 

Les raisons de ce refus des Wodziński de donner Maria en mariage à Chopin :

- les préjugés nobiliaires ?

- la situation politique des Wodzinski ?

- le refus des parents de se séparer de leur fille, encore si jeune,

   et qui serait contrainte de venir vivre à Paris ?

   C'est cette raison que privilégiera la soeur de Maria.

 

Comment a réagi Chopin ?

 

"S'il accusa très mal le coup, blessé dans son amour et dans sa fierté, il ne se répandit pas en confidences sur cet échec mortifiant. Ce n'est que quelques années plus tard qu'il dira des Wodziński : "Quels gens légers, peu scrupuleux et sans coeur !". Mais Custine qui avait été témoin de la discrète idylle à Marienbad et à Dresde ne put s'y tromper. Il comprit dans quel processus dépressif Chopin s'engageait et il tenta de l'épauler dans cette mauvaise passe."

 

Chopin attendit une lettre de Teresa Wodzińska confirmant la rupture, n'acceptant de s'éloigner de Paris qu'une dizaine de jours pour accompagner Pleyel à Londres, du 10 au 28 juillet 1837. A son retour, "dans une dernière lettre à Mme Wodzińska, il donna des nouvelles d'Antoni, tout à fait remis de sa blessure, et glissa une discrète allusion à sa disponibilité : "Je suis rentré chez moi, la saison s'attarde et s'attardera complètement pour moi dans ma chambre (...). Je rappelle son frère à Mademoiselle Maria." Mais "Mademoiselle Maria" resta sourde à l'invite. Il fit un paquet des lettres de la famille qui s'était jouée de lui avec tant de désinvolture et il inscrivit sur l'enveloppe "Moja bieda" (Mon malheur). L'écriture énergique, le paraphe ascendant, rageur, affichent la volonté de classer l'affaire. Mais il tint à conserver toute sa vie dans son secrétaire la trace écrite de ce cuisant échec. "

 

 

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Maria Wodzinska "épousa -d'ailleurs en 1841 seulement - le fils du Comte Frédéric Skarbek, Joseph, riche certes, mais déshérité physiquement et intellectuellement. Mariage malheureux qui fut cassé à Rome. Dans la suite, Maria se remaria avec un certain M. Orpiszewski qui mourut tuberculeux ainsi que le fils issu de cette union." (note de Bronilas Edouard Sydow, dans la Correspondance de Chopin)

 

 

Maria Wodzinska

 

                                   Maria Wodzinska

 

 

 

* lettre de Maria à Chopin du 15 septembre 1836.

 

 

Source : Chopin, l'enchanteur autoritaire, par Marie-Paule Rambeau, Ed. L'Harmattan

 

 

 

 

 

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 12:01

 

Exposition permanent au Musée des Beaux-Arts de Valenciennes

 

 

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Cette célèbre figure de la Défense de Valenciennes orne le fronton de l'Hôtel de la Ville.

 

 

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Les fleuves nourriciers de Valenciennes - l'Escaut et la Rhônelle - sont représentés ici (à gauche et à droite de l'horloge) sous l'aspect de dieux à la manière antique, par le statuaire valenciennois Henri LEMAIRE.

 

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"Tous les honneurs du second Empire ont été rendus à Carpeaux. Professeur de dessin et de sculpture du jeune prince Eugène Louis, il est aussi apprécié du surintendant des Beaux-Arts, le comte de Nieuwerkerke, et fréquente les salons de la princesse Mathilde, la cousine de Napoléon III. Les commandes officielles le comblent : après avoir travaillé au pavillon de Flore du palais du Louvre, le sculpteur est choisi pour collaborer à l'un des projets les plus emblématiques du régime, l'Opéra. Une telle protection impériale n'empêche pas les scandales et les rejets. L'allégorie de la Danse fait grand bruit pour la frénésie exaltée, vivante, de ses bacchantes modernes." (Valérie Mettais)

 

 

JB Carpeaux

 

                            J.B. Carpeaux

 

 

 

 

 Photos par Carmen Desor

 

 

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 22:28

 

 

Le Festival de Nohant est organisé par l'association Musique au Pays de George Sand, sous la présidence de Yves Henry, avec le conseiller artistique Jean-Yves Clément.

 

Il se tiendra cette année du 04 juin au 10 juillet 2011, avec pour thème : Chopin et Liszt chez George Sand.

 

 

Pour tous renseignements sur ce Festival, consulter le site :

 

 

http://www.festivalnohant.com/

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 21:20

 

Enfin, on ne peut quitter Nohant sans s'arrêter à la petite église Ste Anne qui fut le paysage quotidien de Chopin, tant elle est proche de la maison de George Sand.

 

 

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"L'église qui est si basse, qu'on est forcé d's'y mettre à g'noux !" (Gabriel Nigond)

 

 

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Le toit est pyramidal à quatre pans : il abrite une cloche qui a un très joli son.

« Le 18 mars 1848, la cloche tinta (il s’agit d’une ancienne cloche) pour annoncer un office religieux : un service à la mémoire de ceux qui, à Paris, venaient de donner leur vie pour chasser le roi Louis-Philippe. Un jeune homme distingué recevait les arrivants, c’était le nouveau maire, Mr Maurice Sand, à peine âgé de 25 ans. »

Le 10 juin 1876, la cloche tinta pour accompagner George Sand au petit cimetière de famille. La romancière n’était pas pratiquante, mais sa fille Solange avait exigé des obsèques religieuses que vint célébrer l’Abbé Villemont, curé de Vic, qui en avait demandé l’autorisation à l’Archevêque de Bourges. Une quinzaine de célébrités parisiennes étaient présentes ainsi que les paysannes «venues prier pour elle, encapuchonnées, le chapelet à la main. Pour moi, dit Ernest Renan, j’eusse regretté de passer, sans entrer, devant le porche abrité de tant d’arbres. »

La cloche actuelle fut offerte par Mme Calamata, belle-mère de Maurice Sand, en remplacement de l’ancienne, fêlée, qui refusait alors tout service ! La cérémonie de consécration eut lieu le 9 septembre 1894. Elle fut présidée par l’Abbé Mugnier, ami de la famille, en présence de l’Abbé Villemont, curé de Vic. Le parrain de la cloche, l’abbé Huvelin, malade, ne put venir bénir sa filleule « Joséphine », qui porte gravé sur ses flancs « Mon parrain est l’Abbé Jean Huvelin », suivi de la mention « en mémoire de ma donatrice, Joséphine Calamata » 

 

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L'Association de Sauvegarde de l'Eglise de Nohant (ASEN)a pour but la sauvegarde, la restauration et la mise en valeur de l'église par la collecte de dons privés, du mécénat d'entreprise et de subventions publiques. En parallèle, l'ASEN organise de nombreuses manifestations (exposition, concert, journée des peintres, vente aux enchères)

 

 

http://www.ase-nohant.org/fr/home.html

 

 

Les textes sont tirés de la brochure et du site de l'ASEN

 

Photos par Carmen Desor

 

 

 

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 17:27

 

"Il est des tableaux tellement justes, tellement ancrés dans la mémoire collective, tellement immuables, qu'il serait vain de vouloir les bousculer. Le hameau de Nohant, tant et tant de fois écrit, peint et photographié est de ceux-là. Une harmonie parfaite de l'espace : quelques maisons anciennes, une église tout en humilité, une place autrefois plantée d'ormes au sombre feuillage, aujourd'hui ombragée par d'élégants tilleuls, l'entrée du château, comme on appelle ici la maison de George Sand avec son grand portail de fer forgé..." (Georges Buisson)

 

 

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Nohant est un petit village au coeur du Berry, avec une atmosphère calme et particulière, une couleur sable qui domine, une nature omniprésente. Une place avec ses arbres, son église romane minuscule et tout près, l'ancienne demeure de George Sand. Intacte. Miraculeusement conservée telle qu'à l'époque de la romancière et devenue Monument Historique grâce à la petite-fille de cette dernière, Aurore.

 

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C'est à Nohant, durant sept longues périodes estivales de 1839 à 1846 (1840 excepté), que Chopin, au cours de sa liaison -pas toujours très heureuse- avec Sand, composa la plus grande partie de son oeuvre.

 

 

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"Chopin voulait toujours Nohant et ne supportait jamais Nohant."

(G. Sand)

 

 

Venir à Nohant, c'est réellement marcher dans les pas de Chopin, caresser les murs qu'il a frôlés, fouler les carrelages et les marches d'escalier qu'il a foulés, poser le regard sur des portraits ou des objets qu'il a lui-même touchés ou contemplés. Humer l'air et les arbres qu'il a lui-même humés. Un bain d'authenticité pour tous ceux qui tentent de s'approcher de lui au plus près. Y respirer ses joies et ses souffrances dont les murs, on le sait, gardent la mémoire pour les restituer dans le temps. 

 

 

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L'entrée de la propriété

 

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Le château, façade avant

 

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Le château, façade arrière. La chambre de Chopin était à l'étage

 

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De la fenêtre de sa chambre, Chopin découvrait les deux cèdres plantés successivement à la naissance de Maurice et de Solange.

 

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L'entrée et la montée d'escaliers. Seule la peinture murale est postérieure à Chopin.

 

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La salle à manger, qui vit défiler tant de convives. Sand avait l'art de recevoir. Chopin lui avait offert le service de verres bleu et ambre qui orne encore la table aujourd'hui.

 

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Le salon de Nohant, orné de portraits de famille. De très longues conversations, des débats passionnés, des lectures à haute voix se tenaient ici.

 

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En haut de l'escalier, l'entrée de la chambre de Chopin, avec ses doubles portes capitonnées installées par Sand pour que le compositeur puisse travailler au calme.

 

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La chambre de Chopin, très vaste, a été divisée en deux par George Sand plusieurs années après leur rupture. Il ne reste pratiquement rien des traces de son passage dans ces lieux...

 

 

 

Sur ce site, vous pouvez trouver une vidéo vous proposant une visite

de la maison de George Sand :

 

http://www.classiquenews.com/ecouter/lire_article.aspx?article=4784&identifiant=2011614PLG0TZ6BLVCKRXP4IQE3SIHUX

 

 

 

 

Infos utiles :

Bureau du Tourisme

36400  NOHANT

Tél. 02.54.31.07.37

bureau-tourisme.nohant@laposte.net

 

 

Photos par Carmen Desor

 

 

 

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 22:59

 

A Nohant, sur la propriété de George Sand à deux pas du "château" se trouve le petit cimetière de la famille de l'écrivain, jouxtant celui du village. On y accède par une petite porte.

 

 

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A l'ombre d'un vieil arbre majestueux, couchés pour certains sous le lierre sauvage et au creux des racines profondes, se trouvent ici quelques uns des êtres qui ont particulièrement compté dans la vie de Frédéric Chopin : George, Solange, Maurice... On est étonné et charmé par la simplicité du lieu, sans prétention, sans ostentation, par la nudité des tombes aux noms presque effacés par le temps, ces noms qui pourtant continueront à exister, avec toutes les passions qu'ils évoquent, dans les livres relatifs à Chopin.

 

 

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GEORGE SAND

Amantine Lucile Aurore DUPIN

Baronne DUDEVANT

Née à Paris le 5 juillet 1804

Morte à Nohant le 3 juin 1876

 

 

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Les tombes de Solange - qui fut si proche de Chopin - et de sa fille Jeanne.

 

 

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GABRIELLE

SOLANGE

CLESINGER

NEE
DUDEVANT SAND

MERE DE JEANNE, NEE A NOHANT

LE 13 SEPTEMBRE 1828

MORTE A

PARIS

LE 17 MARS

1899

 

Photos par Carmen Desor

 

 

 

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