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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 19:55

 

 

Etude Op.10 n° 2 en  la mineur (Allegro)

 

 

 

   

 

Le chromatisme (et le doigté approprié) est ici "le fruit d'un pianisme entièrement neuf et personnel, dicté par une auscultation autodidacte du clavier et par une sensorialité purement pianistique". (JJ. Eigeldinger, Chopin vu par ses élèves)

 

"C'est la version murmurée, ou plutôt effleurée, piano, du même courant ondulatoire que l'Etude précédente [op.10 n°1] traitait avec force et éclat. But de l'exercice : délier les doigts faibles, c'est à dire le 3ème, le 4ème et le 5ème, qui jouent la gamme chromatique en se chevauchant, alors que le pouce et le 2ème doigt jouent l'accord staccato qui marque le début de chaque mesure.  Le rappel à quatre reprises de l'indication sempre legato justifie les doigtés originaux, destinés à conserver à la main une "tranquillité absolue, les doigts glissant sur les touches plutôt que les frappant" (Cortot) "

(MP. Rambeau, Chopin, l'Enchanteur autoritaire)

 

 

 

 

Etude Op.10 n°3 en mi majeur (Lento ma non troppo)

 

 

 

 

 

Chopin dit à Gutmann qu'il n'avait de sa vie retrouvé un aussi beau chant (en français dans le texte). Et un jour que Gutmann jouait l'Etude, le maître levant ses mains jointes s'écria : "O, ma patrie ! (en français dans le texte)

(Gutmann, rapporté par Niecks)

 

La structure tripartite de cette longue Etude est exceptionnelle dans la cahier ; elle évoque celle d'un Nocturne, par le contraste expressif entre le calme lyrisme de la cantilène et la section centrale (mes 22 à 63) virtuose et agitée. Le caractère doux et élégiaque du thème mélodique, propice à toutes les dérives geignardes, est heureusement pondéré par l'armure rythmique stricte de l'accompagnement qui lui communique l'élan d'une pulsation régulière. Le jeu polyphonique des trois voix simultanées dote ce passage d'une somptueuse sonorité, grave et voluptueuse  tout à la fois. Les transitions avec l'épisode médian sont un chef-d'oeuvre de délicatesse du dégradé : les couleurs opposées s'estompent et se fondent l'une en l'autre, sans rompre l'enchantement de cette rêverie, hantée de "l'affreux mélange de sentiments" avoué au seul Tytus : "la nostalgie, le désir de vivre et un moment plus tard celui de mourir".  "

(MP. Rambeau, Chopin, l'Enchanteur autoritaire)

 

 

 

 

 

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 20:29

 

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Initiative polonaise originale de l'Institut Chopin avec ce CD présentant la musique de Chopin aux enfants, richement illustré musicalement par les interprétations de Janusz Olejniczak, Nikolai Demidenko, Dina Yoffe, Ewa Poblocka, Tatiana Shebanova et Nelson Goerner.

Textes en polonais

 

A noter que les oeuvres de Chopin sont ici interprétées sur des instruments d'époque : Pleyel 1848 et Erard 1849

 

 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 21:01

 

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Dans une nouvelle collection de GAZETA Wyborcza  PL (Spacerownik Warszawski), un nouveau guide bilingue (polonais et autre langue, ici en l'occurence, l'anglais) par Jerzy Majewski a été publié sur tous les endroits de Varsovie liés, directement ou indirectement, à Chopin.

 

Quatre itinéraires vous seront proposés dans la Capitale, avec, pour chaque étape, de nombreux détails (pour beaucoup introuvables dans d'autres ouvrages !) sur les événements, amis, relations, et autres concernant cet endroit. C'est ainsi que vous verrez les première et dernière demeures de Nicolas Chopin (père de Frédéric), les endroits où est née sa soeur Izabella, ceux où vécut Constance et où elle fut baptisée, les domiciles de ses médecins, amis, professeurs, et tant d'autres choses passionnantes que vous découvrirez avec beaucoup d'étonnement et de ravissement. Il ne reste souvent de ces lieux que le souvenir, tant la capitale a subi de destructions. Mais quel bonheur de pouvoir mettre une histoire sur chacun de ces endroits, retraçant ainsi toute l'enfance et la jeunesse de ce grand génie, dans les moindres détails qui nous sont connus, et retisser la toile de ses nombreuses relations, sorties, interventions qui ponctuèrent sa vie varsovienne !

 

Un guide à recommander très vivement à tous ceux qui veulent mettre leurs pas dans ceux de Chopin...

 

 

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 21:41

 

 

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L'Université de musique Fryderyk Chopin reçut son nom actuel en 2008 (avant cette date, elle s'appelait l'Académie de Musique). C'est la plus ancienne école de musique de Pologne. Avant 1939, le site actuel était occupé par un cirque.

 

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Dans la bibliothèque de l'université se trouve "l'Edition Nationale" complète des oeuvres de Chopin, publiées avant la guerre par Ignacy Paderewski, Ludwik Bronarski et Jozef Turczynksi, ainsi qu'une édition moderne publiée par le pianiste Prof. Jan Ekier. Les deux éditions sont admissibles pendant les Concerts Chopin Internationaux.

La bibliothèque comprend également l'ensemble le plus important au monde de manuscrits par Ignacy Paderewski, grand admirateur de Chopin.

  

 

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Cour intérieure

 

 

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"Le coeur de Chopin"

 

 

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Voir également l'article précédent sur le sujet

 

 

 

 

 

Photos par Carmen Desor

Source : Warsaw in Chopin's footsteps, par Jerzy S. Majewski (Bilblioteka Gazety Wyborczej)

 

 

 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 23:25

 

 

Septembre 2011...  Bien que le bicentenaire soit terminé, Chopin -l'enfant chéri de Varsovie- est toujours omniprésent.

 

Sur les affiches....

 

 

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 ... et sur des murs entiers d'immeubles (ici, dans les environs du Musée Chopin) !

   

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Chopin, un personnage intemporel, et en tous cas très moderne et très vivant, un citoyen à part entière de la grande Capitale...

 

 

 

Photos par Carmen Desor

 

 

 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 13:42

 

 

Mickaël est né un 21 août et nous a quittés un 25 septembre 2007 à l'âge de 31 ans. C'est donc une période particulièrement sensible et douloureuse pour tous ceux qui l'ont connu et aimé. Je voudrais lui faire ici un petit signe pour rappeler qu'il est toujours présent dans nos coeurs et nos mémoires...

 

 

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Projette-moi dans ton espace

Insuffle à mon âme ce subtil mouvement

Cet imperceptible et ténu bruissement d'ailes effleurées

Que la lumière attire, hypnotise et capture

Et bientôt s'amenuise, s'étire et se dilue

Comme un parfum trop pur

Ne laissant dans l'éther que cette étrange idée

D'une lumière plus vive, d'un être plus parfait

Hyaline et fragile comme une aile de gaze

Je rejoindrai alors ce temps et cet espace empreints de ton sourire

Désertant ce corps lourd qui se souvient de Toi

Et viendrai me glisser dans le creux de ton cou.

 

Créer !

Créer des mots, des rythmes, des phrases diaphanes

De l'ultime douleur, se faire l'exorciste

Rendre ses cris de peur extatiques et sublimes

Déchirer ses entrailles, en extirper les mânes

Pour t'offrir en calice son essence divine

Et lorsqu'elle sera bue

Oublier qu'elle subsiste.

 

Carmen Desor

 

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Souvenir de mes cours de batterie avec Mickaël...

 

 

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Une grimace à la vie...

 

 

 

Vous pouvez vous exprimer sur Mickaël en mettant vos commentaires ci-dessous, et partager vos impressions sur le forum qui lui est consacré...

 

 

 

Merci à la famille de Mickaël pour les photos

 

 

 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 21:40

 

Exposition permanente au Musée de Valenciennes

 

 

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Photos par Carmen Desor

 

 

  

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 18:27

 

Le témoignage ci-dessous est celui de Charles Hallé (1819-1895), pianiste et chef d'orchestre allemand. Il est reproduit dans l'ouvrage de Jean-Jacques Eigeldinger "Chopin vu par ses élèves".

 

 

 

Charles Hallé

 "Le même soir [30 novembre 1836] j'allai dîner chez le Baron [d']Eichtal, où je fus traité très cordialement et chez qui j'entendis Chopin. Ce fut au-delà de toute parole. Le peu de bon sens qui me restait m'a complètement abandonné. J'aurais pu me jeter dans la Seine. Tout ce que j'entends depuis me paraît si insignifiant que je préférerais ne rien entendre du tout. Chopin ! Ce n'est pas un homme, c'est un ange, un dieu - que sais-je encore ? Les compositions de Chopin jouées par Chopin ! Quelle joie insurpassable !  Je vous décrirai son jeu une autre fois. Comparé à Chopin, Kalkbrenner est un enfant. Je le dis avec la plus entière conviction. Tandis que Chopin jouait, je ne pouvais penser à rien sinon à des elfes et danses féeriques, si merveilleuse est l'impression qui se dégage de ses compositions. Rien n'y rappelle qu'un être humain a produit cette musique. Cela semble descendre du ciel - si pur, si transparent et idéal. J'éprouve le frisson rien que d'y penser. "

 

 

Lettre à ses parents, Paris, 2 décembre 1836

 

 

 

"Le même soir [30 novembre 1836] je l'entendis jouer et fus fasciné au-delà de toute expression. C'était comme si j'étais entré dans un autre monde, et tout souvenir de Kalkbrenner était banni de mon esprit. J'étais ravi en extase, si empli d'étonnement que je n'eusse pas été surpris si la pièce se fût soudain peuplée de fées. Le charme merveilleux, la poésie, l'originalité, la liberté parfaite et l'absolue transparence du jeu de Chopin à cette époque sont indescriptibles. C'était la perfection personnifiée. Il semblait se plaire à avoir produit cette évidente impression, alors que je ne pouvais que balbutier quelques mots d'admiration sans suite ; et il jouait derechef, révélant à chaque fois des beautés nouvelles, tant et si bien que j'aurais pu tomber à ses genoux en signe d'adoration [...] Chose curieuse, l'idée de prendre des leçons avec lui ne m'effleura pas alors : je sentais que ce que j'avais à faire pouvait se réaliser sans maître ; plus tard, des leçons de style pourraient être d'un plus grand profit. [...]

Je puis affirmer en conscience que personne n'a jamais été à même d'exécuter ses oeuvres telles qu'elles sonnaient sous ses doigts magiques. A l'écouter, on perdait toute faculté d'analyse ; on ne pensait pas un instant à évaluer le degré de perfection dans son exécution de telle ou telle difficulté ; on écoutait se dérouler telle quelle l'improvisation d'un poème, et on était sous le charme pendant tout le temps de sa durée. "

 

Autobiographie

 

 

 

Charles Hallé photo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 16:41

  

L'Opus 10 compte 12 Etudes.

Première édition française parue à Paris chez Schlésinger en 1833

Première édition allemande parue chez Kistner, en collaboration étroite avec Schlésinger

 

  

"Rien ne pourrait m'ôter l'idée et le désir, peut-être trop audacieux, mais noble, de créer un monde nouveau", écrit-il [Chopin] alors, étonnamment lucide. Publiées en 1833, les Etudes [op.10] sont composées à partir de 1829, avant même l'exil, comme un avertissement à toute l'oeuvre future. Celui d'une technique nouvelle, au service d'une poésie nouvelle, et qui n'ira pas sans elle. Charte absolue du piano romantique ([...] Autre monde encore, autres cieux, autres neuves visions. Mais toujours le même commandement, à valeur esthétique comme morale, que l'on peut exprimer ainsi : "Tu n'exerceras pas tes doigts sans leur prêter aussi la plus grande des expressions."
Jean-Yves Clément (Les deux âmes de Frédéric Chopin, Presses de la Renaissance)
 
  
"Je vous écris sans savoir ce que ma plume barbouille parce que Liszt dans ce moment joue mes Etudes et me transporte hors de mes idées honnêtes. Je voudrais lui voler la manière de rendre mes propres Etudes." (Chopin à Hiller, Paris le 20 juin 1833 - en français)
  
Connaissez-vous les merveilleuses Etudes de Chopin ? ... Elles sont admirables ! ... (Liszt, Paris le 20 juin 1833 - en français)
  
"Laissez-moi vous dire cependant combien j'admire vos Etudes, elles sont prodigieuses, et depuis longtemps je n'avais rien entendu d'aussi beau." (Comtesse d'Agoult, sans date)
 
"Enfin je lui [Field] jouai des Etudes de Chopin et mes Mazurs. Il dit en français : "Cette jeunesse est vraiment diabolique". " (Edouard Wolff à J. Nowakowski, le 8 août 1835)
 
"... dans ses Etudes on trouve des combinaisons harmoniques d'une étonnante profondeur (Berlioz)
 
"Sa manière de jouer est à l'encontre de toute lourdeur ; elle repose au contraire sur la plus grande indépendance réciproque des doigts et sur le toucher le plus léger qu'on puisse imaginer. Elle est le fruit d'un incessant travail, et seul celui qui aura maîtrisé ses Etudes récemment parues [Op.10] parviendra à exécuter ses compositions." (August Kahlert)
 
"Chaque fois qu'on ouvre les Etudes, s'impose cette fascinante évidence : ce petit jeune homme de vingt-trois ans a déjà inventé son avenir et celui de son instrument. A la profusion lyrique des Concertos, la maîtrise technique des Etudes oppose l'art du condensé, du raccourci de la forme brève, close sur sa perfection où, avec l'âge, il trouvera de plus en plus la dimension adéquate à son inspiration. "On dirait, écrit Marcel Beaufils, que ces deux petits cahiers, perdus dans l'ensemble de cette oeuvre, éblouissent tout le reste et lui communiquent quelque chose de leur perfection".  (M.P. Rambeau, Chopin l'enchanteur autoritaire)
 
 
 
Etude op.10 n° 1 en ut majeur (Allegro)
 
 
 
 
 
 
Elle fut composée au retour de Chopin de Vienne, en octobre 1829.
 
"Composée dès 1829, l'Etude op. 10/1 n'embrasse-t-elle pas d'un coup toute l'étendue du clavier ? Et ceci à la faveur d'une constatation physiologique toute nouvelle : dans les écarts le doigt central, le pivot, n'est pas le troisième mais bien l'index, doigt conducteur par excellence. De là dérivent en grande partie les innovations suivantes :
- Extension en souplesse de la main droite (Etudes op.10/1 et 10/8)
[...]
- Extension des accords brisés à tout le clavier (Etudes op.10/1 et op.25/12)
[...]"
  (J.J. Eigeldinger, Chopin vu par ses élèves - introduction)
 
 
"Elle est destinée à faire travailler l'extension de la main droite. Les grands arpèges ascendants et descendants qui parcourent toute l'étendu du clavier, réclament des écarts de dixième, peu usités à l'époque, d'autant plus périlleux que le tempo extrêmement rapide (176 à la noire) et la nuance forte ne laissent pas de répit à l'interprète. [...] La souplesse du poignet et la décontraction totale de la main, principes fondateurs de sa méthode, doivent permettre d'exprimer ce mouvement de vague ininterrompu, épaulé par une basse immuable dont les sonorités amples et graves ont quelque chose de la ferveur d'un choral." (M.P. Rambeau, Chopin l'enchanteur autoritaire)
 
 
"Chopin me recommanda de la travailler très lentement, le matin. "Cette étude vous fera du bien, dit-il. Si vous l'étudiez comme je l'entends*, cela élargit la main et cela vous donne des gammes d'accords, comme les coups d'archet. Mais souvent, malheureusement, au lieu d'apprendre tout cela, elle fait désapprendre."  Je sais bien que l'opinion est aujourd'hui encore largement répandue, selon laquelle on ne pourrait jouer bien cette étude qu'en étant doté d'une très large main. Or tel n'était pas le cas de Chopin : la condition requise pour une bonne exécution réside dans la seule souplesse de la main." (Streicher, cité par Niecks)
* "Comme je l'entends" signifie en s'aidant du mouvement latéral de la main [...] ; le poignet parfaitement libre, le coude passif et entraîné par le mouvement de la main. Une approche exclusivement digitale de cette Etude ne peut conduire qu'à la crispation. Quant à l'expression "comme les coups d'archet", elle souligne que Chopin a conçu les arpèges tour à tour ascendants et descendants de l'Etude comme une adaptation pianistique des tiré-poussé du violon.
La mise en garde de Chopin touchant le travail de cette Etude peut, jusqu'à un certain point, être rapportée à la critique du fossile Rellstab : "Que ceux qui ont les doigts distordus les redressent en travaillant ces Etudes. Mais pour les autres, ils feront bien de ne pas les jouer sans avoir à proximité Messieurs von Gräfe ou Dieffenbach [chirurgiens berlinois célèbres vers 1830]" (Niecks)
 
"Ne pas laisser retomber le poignet sur le dernier accord répété d'une basse",  "Un troisième temps accentué mal à propos [... suffit] pour dénaturer l'oeuvre poétique du maître." (conseil de Chopin transmis par Franchomme)
  
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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 21:03

 

 

 

Je vous recommande vivement le site de Akiko Ichikura "Preludia" consacré à Rafal Blechacz.  Un site très complet, détaillé et très respectueux de l'artiste.

 

 

   

Site akiko 

   

  cover image

 

 

 

 

 

 

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