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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 21:04

 

 

Chopin présentait un caractère morbide. "Un médecin, de nos jours, diagnostiquerait une schizoïdie bénigne, c'est-à-dire l'abstraction du contact avec le monde réel. "Je voyage en d'étranges espaces", écrit Chopin, donnant sans le savoir la plus exacte définition du phénomène de la création artistique, c'est-à-dire de l'évasion dans un monde clos, qui n'a rien à voir avec notre univers tangible.

 

Pathologiquement parlant, Chopin est-il schizophrène, schizoïde ou simplement psychasthénique ? Le symptôme essentiel des schizophrènes est de présenter une rupture du contact avec la réalité, les malades ne vivant plus que dans un monde intérieur. Les schizoïdes ont la faculté de s'isoler de l'ambiance. La psychasthénie se caractérise par l'indécision de l'esprit, une tendance aux appréhensions instinctives et irraisonnées."

 

 

 

Bernard Gavoty (Chopin, chez Grasset)

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 22:35

 

 

Malgré les reproches que l'on peut faire à George Sand sur son attitude souvent néfaste envers Chopin, il faut bien admettre qu'elle sut cerner le génie de l'homme qu'il fut...

 

 

"Le génie de Chopin est le plus profond et le plus plein de sentiments et d'émotions qui ait existé. Il a fait parler à un seul instrument la langue de l'infini ; il a pu souvent résumer en dix lignes qu'un enfant pourrait jouer des poèmes d'une élévation immense, des drames d'une énergie sans égale. Il n'a jamais eu besoin de grands moyens matériels pour donner le mot de son génie. Il ne lui a fallu ni saxophones ni ophicléides pour remplir l'âme de terreur ; ni orgues d'église ni voix humaines pour la remplir de foi et d'enthousiasme. Il n'a pas été connu et il ne l'est pas encore de la foule. Il faut de grands progrès dans le goût et l'intelligence de l'art pour que ses oeuvres deviennent populaires (...) Chopin sentait sa puissance et sa faiblesse. Sa faiblesse était dans l'excès même de cette puissance qu'il ne pouvait régler. Il ne pouvait pas faire (...) un chef-d'oeuvre avec une teinte plate. Sa musique était pleine de nuances et d'imprévu. Quelquefois, rarement, elle était bizarre, mystérieuse et tourmentée. Quoiqu'il eût horreur de ce que l'on ne comprend pas, ses émotions excessives l'emportaient à son insu dans des régions connues de lui seul."

 

 

 

George Sand, HMV, La Pleiade Vol.2

(citée par MP. Rambeau dans son livre "Chopin, l'enchanteur autoritaire")

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Published by Carmen Desor - dans Chopin : le musicien
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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 21:16

 

 

En complément à l'article relatif à la vente aux enchères des meubles de Chopin (http://de-la-note-a-la-plume.over-blog.com/article-que-sont-devenus-les-meubles-et-objets-de-chopin-79805381.html), voici l'affiche correspondante (exposée au Musée Chopin de Varsovie) :

 

 

 

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Vente aux enchères des objets provenant du dernier appartement de Frédéric Chopin qui s'est tenue à Paris le 30 novembre 1849,

rue des Jeûneurs au n° 42

 

 

 

 

 

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Published by Carmen Desor - dans Chopin : divers
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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 18:05

 

 

Oeuvre d'enfance de Frédéric Chopin, alors âgé d'un peu moins de 8 ans. On y reconnaît l'influence de Karol Kurpiński (1785-1857), futur directeur de l'Opéra de Varsovie, auteur de 25 opéras et de deux cahiers de Polonaises pour le piano.

 

 

Karol Kurpiński 

  Karol Kurpiński

 

 

"Le premier thème s'inspire indéniablement de celui de la Polonaise en si bémol majeur de Kurpiński, d'abord dans le choix de la tonalité, ensuite dans l'éclat et la vigueur de l'exposition du thème, lancé forte. Son caractère de marche militaire fringante se dissipe progressivement dans les inflexions délicates d'un trio légèrement teinté de mélancolie, déjà presque "chopénien". Le manuscrit, de la main de Nicolas [Chopin, son père], porte en titre "Polonoise pour le pianoforte composé par F.Chopin âgé de 8 ans". Il reste en l'état, sans être publié et ne revit le jour qu'en 1934. "

 

Source : MP. Rambeau, Chopin l'enchanteur autoritaire (Ed. L'Harmattan)

 

 

 

 

A LA DECOUVERTE DE CHOPIN PAR ANNE QUEFFELEC : LA POLONAISE EN SI BEMOL MAJEUR

 

 

 

 

 

Chopin expliqué aux enfants, dans le cadre de la Folle Journée de Nantes 2010

 

 

 

 

 

 

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Published by Ame Chopinienne - dans Chopin : ses compositions
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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 22:15

 

 

"Le dimanche matin 19 novembre, je reçus un coup de téléphone de son frère Jean-Marc m’annonçant qu’Alain allait bientôt partir et m’informant qu’il avait demandé à me revoir. Je ne sais pas laquelle de ces deux nouvelles suscita en moi le plus d’émotion. Mais j’aurais été inconsolable et désespérée si je n’avais pu avoir avec lui ce dernier contact, si essentiel.

Et si je ne devais garder qu’un seul souvenir de ma relation si particulière avec Alain, ce serait celui de cette chambre numéro 308 d’un hôpital parisien par un dimanche automnal baigné d’une douce lumière. 

 

Après qu’ils m’eurent laissée devant l’hôpital, je dus passer environ deux heures à tourner autour du bâtiment sinistre, témoin de ses drames, de ses luttes et de ses souffrances, théâtre de ses traitements innombrables, des examens sans cesse renouvelés, de ses espoirs, de ses révoltes, de sa reddition. « J’en ai marre de l’hôpital », criait-il. Pleurait-il. Implorait-il. A quoi bon ? Tu t’es bien battu, Alain. Avec un courage exemplaire. Tu as le droit de t’en aller. Tu as supporté plus qu’aucun autre n’en serait capable. Tu peux enfin t’apaiser. Tu seras bientôt délivré. De cette maladie. De cet hôpital. De ce corps qui ne t’appartient plus. Tu entendras à nouveau et la musique te sera rendue. Va. Va vers cette douce lumière. Vers l’amour, la beauté et la joie. Vers la musique et la poésie. Vers l’étoile que tu as de si près tenue et que tu as suivie –pour plagier le poète- « sans force et sans armure ». Une vie plus belle t’attend. Aie confiance.

 

 

Ma dernière vision de toi restera celle de tes mains blanches sur les draps jaune d’or de ton lit d’hôpital ; de ton visage d’ange ; de tes gestes lents, si lents. Une vision qui m’accompagnera désormais chaque jour de ma vie.

  

   

Les funérailles

   

Ils ont dit que tu avais rendu ton dernier soupir sans un bruit, en ouvrant grands les yeux. Le mardi 21 novembre 1995, à 13 heures. Ton corps fut ramené dans le Nord et veillé au funérarium de Denain. Le samedi 25 novembre, il fut déposé dans l’église de Neuville-sur-Escaut où tes funérailles devaient être célébrées dans l’après-midi. "

 

 

Extrait de Quintessence, par Carmen Desor - Société des Ecrivains

 

 

    

« Le pianiste a été enterré à Neuville.

Alain Amand : adieu l’artiste

 

  

Ce furent des funérailles particulièrement poignantes qui se déroulèrent samedi en l’église de Neuville-sur-Escaut. De nombreux artistes et amis du pianiste étaient venus lui rendre un dernier hommage -musical comme il se devait- en exécutant des œuvres de Bach, Schumann, Liszt, Chopin, Prokofiev et Schubert. En raison d’une charge émotionnelle trop grande, les interprétations personnelles de Alain Amand ne furent pas diffusées lors de la cérémonie.

De nombreux élèves des conservatoires de Valenciennes mais aussi de Villecresnes, où il professait également, vinrent saluer une dernière fois leur cher professeur. Ils garderont toujours en mémoire l’image de ce grand garçon timide qu’ils appelaient « Monsieur » avec révérence, exigeant certes et d’une grande rigueur professionnelle, mais d’une extrême gentillesse et aux grandes qualités de pédagogue.

Amis et admirateurs étaient également venus dire adieu à ce virtuose, qui possédait une maîtrise technique et une musicalité exceptionnelles. Son immense talent n’avait pas altéré chez lui cette grande simplicité, cette humilité propre à tout artiste authentique ».

 

(La Voix du Nord du 29 novembre 1995)

 

 

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 Vous pouvez voir un extrait de vidéos d'Alain Amand en cliquant sur le lien suivant :

 

Après une lecture de Dante - Franz Liszt ( extrait en ligne )
Concert du 28 mars 1991, Neuilly sur Seine
Complète uniquement sur le DVD

Etude d'exécution transcendante "Mazeppa " de Franz Liszt ( extrait en ligne )

  

 

Le DVD est à commander sur le site "Le coin du musicien" 

http://www.coindumusicien.com/extraits_video.html

 

 

 

Photo par Carmen Desor

 

 

 

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Published by Ame Chopinienne - dans Alain Amand
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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 21:54

 

 

"Aimer, c'est se donner du mal pour qui l'on aime. L'amour n'existe que s'il est agissant."

 

 

 

Jacques de Bourbon Busset

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Published by Ame Chopinienne - dans Petites phrases à méditer
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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 16:48

 

Dans cette rubrique "Sur les pas de Chopin à Varsovie", je me propose de vous emmener, étape par étape, sur les itinéraires tracés par Jerzy Majewski dans son excellent guide du même nom et de reprendre l'essentiel de ses commentaires.

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Itinéraire I - Etape 5 : Wiejska Kawa (Wiejska 2 (anciennement 1727)

 

 

Après le Park Ujazdowski, nous marchons un peu et atteignons la rue Piekna, tournons à droite, puis à gauche dans la rue Wiejska.

 

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A cet endroit occupé actuellement par la vieille Chambre des Députés (stary Dom Poselski), se trouvait du temps de Chopin le Wiejska Kawa, un lieu qui combinait à la fois la gastronomie et l'amusement. Tout en étant à l'intérieur de Varsovie, cette partie de la ville était néanmoins éloignée des endroits les plus densément peuplés de la Capitale.

 

Wiejska Kawa, géré par Mikolaj Wronikowski au début du 19ème siècle, était bondé de clients, surtout le dimanche and à la saison chaude. En été, les gens y arrivaient en calèche, et en hiver, en traîneau tiré par des chevaux. L'endroit était populaire, avec de jeunes gens qui buvaient du café et des boissons plus fortes, flirtaient avec les jeunes serveuses et récitaient des vers en leur honneur.

 

Frédéric Chopin avait également l'habitude de venir ici avec des amis. On peut imaginer à quoi ressemblaient ces réunions en citant les mots d'Hulanka improvisés par le poète Stéfan Witwicki (qui habitait à 5 minutes de marche du café) sur un air de Chopin qui aimait beaucoup les plaisanteries : "Oh serveuse, que fais-tu ? Tu souris, mais regarde, tu as renversé de l'hydromel sur ma veste ! Je ne te pardonnerai pas, j'embrasserai tes beaux yeux, tes sourcils, tes jolies jambes, tes dents blanches, jusqu'à ce que mon sang se mette à bouillir."

 

 

 

 

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 16:38

 

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Voici une vidéo du clarinettiste solo de l'Orchestre National de Lille, Christian Gossart, dans l'interprétation du Concerto pour clarinette, orchestre à cordes, harpes et piano de Aaron Copland.
Le clarinettiste y évoque son expérience avec l'ONL mais également la partition du concerto écrit pour le jazzman Bennie Goodman.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Ame Chopinienne - dans Divers
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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 20:12

 

 

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"Au départ, il y a une mère débordée. Elle emmène un soir ses enfants à un concert. On y joue Chopin. La suite, c'est un voyage magique à bord d'un piano qui mute en machine volante. Film d'aventure musical ou chronique familiale, The Flying machine combine aussi les techniques. Au gré de l'intrigue, les personnages nous apparaissent filmés en cinéma conventionnel  ou en cinéma d'animation. Initialement dédié à Frédéric Chopin, The Flying machine compte sur la participation non virtuelle du pianiste chinois Lang Lang. Deuxième invitée de marque : l'actrice américaine Heather Graham.

 

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Avec un budget de 9 millions d'euros, The Flying machine vogue entre Varsovie, Paris, Londres et Lodz. Les Etudes de Chopin comme bande originale  pour un film qui devait coïncider avec le bicentenaire de la naissance du célèbre compositeur polonais en 2010.

Dans la partie animée, le père quitte sa petite fille et la Pologne pour l'Angleterre. Tout ça est assez proche de l'histoire de Chopin ; il est parti assez tôt de chez lui.

 

 

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Au départ, la raison d'être de ce film, c'était de promouvoir la musique de Chopin sur le plan international. Le film y est parvenu mais au-delà de ça, il a aussi permis de promouvoir l'animation. Sorti en Pologne début novembre, The Flying machine a été sélectionné comme film de clôture à l'occasion du 23ème Festival du film polonais en Amérique à Chicago. Il arrivera sur les écrans européens en 2012."

 

 

 

 

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 23:27

 

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photo C.Desor prise en juin 2011 à Pleyel

 

 

Hallucinante, la prestation de Rafal Blechacz ce vendredi 11 novembre à la Salle Pleyel à Paris ! Suspendue à ses mains, la salle archi-pleine retenait son souffle...  Après le sublime Concerte n°2 de Chopin, Rafal a gratifié les spectateurs de deux bis tout aussi sublimes - une Polonaise et une Mazurka.

 

Une Mazurka (op.17 n° 4 en la mineur), qui a recueilli le commentaire suivant de la part de andanteconanima

"Un très beau moment, en effet, vous avez raison ! Très musicale, tantôt douloureuse, tantôt violente, et avec de somptueuses harmonies… Mais quand on écoute cette pièce après ses trois soeurs du même opus 17, sous les doigts du même Rafal, c’est peut-être encore plus beau."

Et, sur Culture.pl - France "En direct du concert Salle Pleyel...magnifique! Rafal Blechacz est vraiment exceptionnel! Bravo a lui et au Sinfonia Varsovia!"

   

Désolée, pas de photos cette fois-ci... Rafal n'étant pas disponible, ce qui a beaucoup déçu les admirateurs qui voulaient accéder à sa loge ou qui sont venus l'attendre à la sortie des artistes...

 

 

Programme du concert :

 

Karol Szymanowski

Ouverture de concert op.12

 

Frédéric Chopin

Concerto pour piano n° 2

 

Felix Mendelssohn

Symphonie n° 4 "Italienne"

 

Sinfonia Varsovia

Grzegorz Nowak, direction

Rafal Blechacz, piano

 

Avec le soutien du ministère de la culture et du patrimoine national polonais, de l'Institut Adam Mickiewicz et de l'Institut Polonais  à Paris, dans le cadre de la présidence polonaise de l'Union européenne

 

Enregistré par France Musique

Ce concert sera diffusé sur France Musique le 11 janvier prochain à 14 heures (et non le 22 novembre comme annoncé initialement) - information obtenue auprès d'Emmanuel Saussier, de France Musique, avec tous mes remerciements

 

 

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                                                                                            photo C.Desor prise en juin 2011 à Pleyel

 

 

 

"Né en 1985 à Naklo nad Notecia en Pologne, Rafal Blechacz remporte le Premier Prix au Concours Chopin de Varsovie en 2005. Fait sans précédent, il a été jugé tellement supérieur aux autres candidats qu'aucun deuxième prix n'a été attribué."

 

"Chopin, certes, occupe une place de choix dans les programmes actuels du jeune pianiste mais il s'est attaché fermement à défendre également Haydn, Mozart et Beethoven. Par goût, mais aussi par un souci admirable d'inscrire Chopin dans une perspective plus vaste : [...] "J'ai toujours le désir de souligner l'importance du style classique du point de vue de la forme, de la structure des pièces. Cela m'aide également à développer mon approche de Chopin. Quand on se penche sur ses premières compositions, plus globalement celles de l'époque où il était à Varsovie - concertos ou études -,  on entend que la forme classique était importante pour lui. C'est également perceptible dans le domaine mélodique où, peut-être, on peut deviner les opéras de Mozart que Chopin aimait."

 

"A l'autre bout du spectre sonore, dans les "modèles" de Rafal Blechacz, il y a Debussy : 'Aborder Debussy vous rend plus sensible à la question de la couleur, qui est importante bien sûr avec Chopin. Avant le concours Chopin en 2005, j'ai beaucoup joué Debussy et cela m'a énormément aidé à trouver les bonnes couleurs, la bonne dose de couleurs également.'   "

 

 

 

Source : Yutha Tep, Cadences n° 248 novembre 2011

 

 

Photos de la Salle Pleyel avant l'arrivée du public

 

 

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 Photos par Carmen Desor

 

   

 

 

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