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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 19:25

 

 

"Sa création était spontanée, miraculeuse. Il la trouvait sans la chercher, sans la prévoir. Elle venait sur son piano soudaine, complète,sublime, ou elle se chantait dans sa tête pendant une promenade, et il avait hâte de se la faire entendre à lui-même en la jetant sur l'instrument. Mais alors commençait le labeur le plus navrant auquel j'aie jamais assisté. C'était une suite d'efforts, d'irrésolutions et d'impatiences pour ressaisir certains détails du thème de son audition : ce qu'il avait conçu tout d'une pièce, il l'analysait trop en voulant l'écrire, et son regret de ne pas le retrouver net, selon lui, le jetait dans une sorte de désespoir. Il s'enfermait dans sa chambre des journées entières, pleurant, marchant, brisant ses plumes, répétant et changeant cent fois une mesure, l'écrivant et l'effaçant autant de fois, et recommençant le lendemain avec une persévérance minutieuse et désespérée. Il passait six semaines sur une page pour en revenir à l'écrire telle qu'il l'avait tracée du premier jet.

 

 

George Sand, Histoire de ma vie, tome II page 446. Ce chapitre sur Chopin a été rédigé en août ou septembre 1854

 

Source : Chopin et Pleyel, par Jean-Jacques Eigeldinger, Ed. Fayard

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 08:35

 

Alec Cobbe monta une collection d'une cinquantaine d'instruments historiques à clavier durant les quarante dernières années, son but étant de rassembler les instruments de facteurs de pianos très prisés ou bénéficiant de la clientèle de grands compositeurs. Dix-huit de ces instruments furent effectivement possédés ou joués par quelques uns des plus grands créateurs de musique classique tels que Henry Purcell, Johann Christian Bach, Jozeph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart, Ludwig van Beethoven, Frédéric Chopin, Franz Liszt, Georges Bizet, Gustav Mahlher et Edward Elgar. C'est le plus important rassemblement d'instruments que l'on puisse voir, liés à d'aussi grands compositeurs.

 

Ces instruments meublent les splendides salles conçues en 1758 par Robert Adam à Hatchlands, une propriété de la National Trust à 23 miles de Londres.

 

Hatchlands.jpg

View of Hatchlands across the park.
Photo: David Mees © Cobbe Collection Trust

 

 

 

Les instruments sont maintenus en bon état et utilisés pour des concerts. En 1997, ils furent donnés à la Cobbe Collection Trust, une oeuvre de bienfaisance dont le but est de permettre aux musiciens et au public d'entendre la musique telle qu'elle sonnait aux oreilles de ses compositeurs respectifs.

 

La Collection Cobbe comprend trois pianos avec lesquels Chopin a vécu et sur lesquels il s'est produit en 1848. Ces trois pianos sont liés à sa visite en Angleterre en 1848, quoiqu'il aurait également utilisé deux d'entre eux à Paris. Quand Chopin arriva à Londres, il donna en deux mois plus de concerts que pendant les dix années précédentes à Paris. D'autres concerts suivirent à Manchester et en Ecosse, avec un concert final à Londres avant son retour en France.

 

 

chopinspleyel 13819 

                         Photo: Salvatore Arancio © Cobbe Collection Trust

 

 

Pour sa toute première prestation en Angleterre, Chopin utilisa le piano Pleyel n° 13819 qu'il avait amené avec lui de Paris. C'est le seul instrument auquel il se réferait comme étant le sien, et il est pratiquement certain qu'il l'utilisa pour le tout-dernier concert qu'il donna à Paris en février 1848, deux mois avant son départ pour l'Angleterre. Cet instrument peut également être celui de l'aquarelle du salon de Chopin au Square d'Orléans.

 

 

 

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                           Photo: Salvatore Arancio © Cobbe Collection Trust

 

 

Chopin choisit le Broadwood n° 17047 pour six de ses concerts publics et privés en Angleterre, y compris l'ultime concert de sa vie donné à Guildhall, Londres, le 18 novembre 1848. Pour la plupart de ces concerts, Broadwood amenait le piano directement de son usine pour le jour de la prestation. Cependant, pour le tout-dernier concert le 18 novembre, le piano fut apporté dans les appartements de Chopin Place St James deux semaines plus tôt afin qu'il puisse répéter.

 

 

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                             Photo: Salvatore Arancio © Cobbe Collection Trust

 

 

Le troisième instrument à Hatchlands en rapport étroit avec Chopin est le piano Erard numéro 713, qui appartenait à l'élève et amie proche de Chopin, Jane Stirling, et qui fut choisi pour elle à l'époque où elle devint son élève à Paris en 1843/44. Ce fut Jane qui organisa sa visite en Grande-Bretagne et qui le vit presque chaque jour. L'Erard fut amené en Ecosse et se retrouva dans le salon privé de Chopin dans la Keir House des Stirling lorsque le compositeur y séjourna.

 

 

La Cobbe Collection Trust a édité un livre sur les pianos de Chopin, "Chopin's Swansong" , disponible dans la boutique de Hatchlands ou à commander via internet.

 

 

 

Source : Les pianos de Chopin à Hatchlands

 

 

 

 

 

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 20:04

 

 

Elle est la plus proche parente encore en vie de Frédéric Chopin, en ligne droite avec la soeur aînée de celui-ci.

 

Frédéric Chopin a eu trois soeurs : Ludwika, Izabela et Emilia. Seule Ludwika eut des enfants (trois fils et une fille). De ses trois fils (Henryk, Fryderyk et Antoni), seul Henryk eut un fils, mort en 1918 sans laisser de descendance.

Par contre, sa fille Ludwika Magdalena eut huit enfants avec son mari Ludwik CIECHOMSKI : Jozefa Bronislawa, Laura, Ludwik, Mateusz Dominik, Maria Izabela, Antoni, Henryk et Izabella.

Krystyna Ciechomska-Gołębiewska descend d'Antoni CIECHOMSKI dont elle est la petite-fille.  Son père est Henryk Waclaw Antoni CIECHOMSKI et sa mère Eugenia z POSTNIKOWOW.  Elle est donc l'arrière-arrière-petite-fille de la soeur aînée de Chopin (Ludwika Chopin-Jedrzejewicz), et l'arrière-arrière-petite-nièce du compositeur Frédéric Chopin.

 

 

Photo descendante de Chopin

 

Krystyna Ciechomska-Gołębiewska, en 2006

(photo Magdalena Moss)

 

 

 

Elle assiste aux plus grands événements de Chopin en Pologne, y compris le Concours International de Piano du même nom. Née le 17 avril 1933 à Varsovie, elle arriva à Gdansk avec sa mère après la guerre. Elle est diplômée de la célèbre "Topolowka" et de l'Université de Gdansk.  Elle se marie en 1960 avec Andrzej Aleksander Gołębiewski, à Gdynia où elle vivait toujours en 2006.

 

 

  

Serce na dłoni

 Echo Miasta | Czwartek, 18 maja 2006

http://media.wp.pl/kat,1022939,wid,8314979,wiadomosc.html

 

 

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 08:12

 

Dès sa fondation en 1807, la maison Pleyel se présente comme "une sorte d'académie musicale" regroupant des compositeurs et musiciens venus des quatre coins d'Europe chercher la consécration suprême à Paris. Frédéric Chopin ne fait pas exception à la règle et le premier concert qu'il y donne le 25 février 1832 jouera un rôle déterminant dans sa carrière de compositeur et de pianiste. Celui-ci se déroule dans le salon Pleyel, 9 rue Cadet, au premier étage d'un hôtel particulier qui sert de local d'exposition-vente de la marque, de laboratoire d'expérimentation et de vitrine promotionnelle tant pour les instruments en démonstration que pour les artistes. La formule du récital n'étant pas encore connue, Chopin partage l'affiche avec d'autres musiciens, chanteurs et pianistes de grande renommée, dont le célèbre Frédéric Kalkbrenner, "premier pianiste d'Europe" (Chopin) et collaborateur de la firme. Ce dernier joue sur un grand piano tandis que Chopin dévoile l'excellence "d'un petit piano monocorde mais dont le son porte loin comme les sonnettes des girafes" (1). Il ne donnera par la suite que trois autres concerts chez Pleyel (en 1841, 1842 et 1848), dans les nouveaux établissements de la rue Rochechouart, s'imposant aux yeux de ses contemporains comme "l'étoile de ce salon".

 

 

20-Varsovie-Salon-Chopin-Clavier-Pleyel.jpg

   Piano Pleyel (exposé au Salon Chopin de Varsovie)

 

Camille Pleyel (1788-1855) comprend rapidement l'intérêt d'associer le nom du maître polonais à ses instruments dans la lutte l'opposant à la farouche concurrence, surtout celle de Pierre Erard qui a trouvé en Franz Liszt le porte-voix idéal. Un contrat tacite plus ou moins exclusif lie les deux hommes, chacun trouvant un substantiel avantage dans cette relation indéfectible à laquelle Chopin est indubitablement resté fidèle jusqu'à sa mort. Celui-ci dispose en permanence d'un piano à queue et d'un pianino (petit piano droit) en ses domiciles à Paris et à Nohant, et n'hésite pas à exiger un Pleyel lors de ses déplacements, notamment lors de son séjour à Majorque pour achever les Préludes op.28. Il est autorisé à disposer des instruments et des salons de la marque à condition qu'il mette en valeur les mérites caractéristiques de celle-ci auprès de ses élèves, issus majoritairement de la haute aristocratie européenne et devant obligatoirement se procurer un Pleyel.

 

 

27-Varsovie-Salon-Chopin-Piano-Erard.jpg

 Piano Erard (exposé au Salon Chopin de Varsovie)

 

 

Chopin affectionne particulièrement ces pianos, qu'il juge être le "non plus ultra". Perfectionnés et améliorés sous l'impulsion de C. Pleyel, ceux-ci sont réputés pour leur clavier "répondant très docilement à la plus légère pression des doigts" grâce à une mécanique à échappement simple assurant "un contrôle plus exact dans une transmission plus directe que l'échappement double inventé par Erard (2). Ils offrent des qualités de précision, de subtilité, de raffinement et de facilité, un timbre chantant favorisant le legato cantabile tant prôné par le compositeur, une "sonorité argentine un peu voilée", en plus d'un jeu de pédales dont Chopin se sert "avec un tact merveilleux" pour obtenir une couleur tantôt veloutée tantôt brillante : "Quand je suis mal disposé, disait un jour Chopin, je joue sur un piano d'Erard et j'y trouve facilement un son tout fait ; mais, quand je me sens en verve et assez fort pour trouver mon propre son à moi, il me faut un piano de Pleyel."

 

L'opposition de facture entre Pleyel et Erard, de tempérament entre Chopin et Liszt, ne va pas sans conséquence dans la pratique et l'usage. Alors qu'il est recommandé d'utiliser Erard, plus solide et robuste, pour les grands concerts, Pleyel, par son "son moelleux [...] qui s'arrondit et perd un peu de son intensité dans les angles d'une grande salle", est prescrit pour l'intimité du salon et l'interprétation des genres qui y sont liés (romance, mazurka, nocturne) et dans lesquels Chopin, "le poète de l'âme", rayonne.

 

 

Musee-Chopin-40.JPG

 Dernier piano Pleyel utilisé par Chopin en provenance de son appartement Place Vendôme

(exposé au Musée Chopin de Varsovie)

 

 

Carine Seron

Université libre de Bruxelles (brochure "Chopin 2010 en Belgique")

 

D'après deux articles de Jean-Jacques Eigeldinger :

"Chopin et la manufacture Pleyel", in : Frédéric Chopin : Interprétations, Eigeldinger J.-J (éd), Droz, Genève, 2005, pp.89-106 ;

"Chopin and Pleyel", in : "Early Music", août 2001, pp.389-396

 

 

 

(1) Par allusion au Giraffen-Flügel, piano vertical agrémenté entre autres d'un jeu de cloches.

(2) Pierre Erard a déposé en 1823 le brevet du fameux double échappement qui permet la répétition rapide des notes.

 

 

 

Photos par Carmen Desor

 

 

 

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 21:18

Dans cette rubrique "Sur les pas de Chopin à Varsovie", je me propose de vous emmener, étape par étape, sur les itinéraires tracés par Jerzy Majewski dans son excellent guide du même nom et de reprendre l'essentiel de ses commentaires.

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Itinéraire I - Etape 13 : Nowy Swiat 41 (ex 1258)

 

 

Dans les années 1820, cet immeuble appartenait à Jakub Fryderyk Hoffmann, professeur d'histoire naturelle, botaniste et minéralogiste. Hoffmann créa le vieux jardin botanique près du Palais Casimir, que Fryderyk Chopin aimait tant et dans lequel il écoutait les leçons d'Hoffmann.

 

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Ses intérêts ne se bornaient pas aux sciences naturelles. August Brünner construisit un choralion sur lequel aimait jouer le jeune Fryderyk Chopin.

 

 

 

Photo par Carmen Desor

 

 

 

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 22:01

 

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Rafal Blechacz

Mercredi 14.03.2012 20:00

Palais des Beaux-Arts / Salle Henry Le Bœuf

 
Rafal Blechacz piano
Johann Sebastian Bach, Partita n° 3, BWV 827
Ludwig van Beethoven, Sonate pour piano n° 7, op. 10/3
Frédéric Chopin Ballade n° 1, op. 23, 2 Polonaises, op. 26
Karol Szymanowski, Sonate pour piano n° 1, op. 8
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Le jeune pianiste polonais a remporté haut la main le Concours Chopin en 2005, raflant le premier prix mais aussi tous les prix spéciaux. Son triomphe au Concours a lancé sa carrière, et les six années qui se sont écoulées depuis ont montré à l’évidence que le jury ne s’était pas trompé en lui accordant la plus haute récompense. Rafal Blechacz s’affirme, au fil de ses concerts et enregistrements, comme un véritable artiste et une valeur sûre parmi la nouvelle génération. Au programme de ce récital, il passe avec aisance du grand répertoire classique, avec Bach et Beethoven, à la musique de son pays natal : Chopin bien sûr, mais aussi Szymanowski, un compositeur que l’on redécouvre aujourd’hui.
 
 
A l'issue du récital, Rafal a accordé à ses admirateurs une séance de dédicaces dans la librairie du Bozar. Toujours beaucoup de Polonais qui se pressent pour le féliciter, et, bien sûr, des Belges et des Français !
 
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Rafal a dédicacé avec grâce et beaucoup de gentillesse son dernier disque consacré à Debussy et Szymanowski.
 
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... et s'est laissé photographier de bonne grâce avec ses fans
 
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Rafal Blechacz avec Carmen Desor
 
  
Photos par Carmen Desor
 
 
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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 21:11

 

Isabella-Chopin.jpg

 

             (portrait par Ambrozy Miroszewski)

 

 

"Les rapports privilégiés des deux aînés et la mort prématurée d'Emilia, renforcèrent par compensation l'affection d'Izabela pour son frère. De toute la famille, ce fut elle qui l'admira le plus passionnément, l'entourant d'un culte auquel elle ne se sentait pas digne d'être associée. C'est du moins ce qu'elle affirme. Car sa modestie affichée cache la fierté intime d'être en accord de sympathie totale avec la géniale individualité de l'artiste :

 

Quant à moi, j'étudie constamment tes compositions. Je viens de jouer le Duo avec violoncelle. Il nous plaît. C'est avec Herman que je l'ai exécuté. (...) Personne n'écoute à part nous qui t'aimons car ce n'est pour personne ou plutôt ce n'est pas pour me produire que j'étudie tes compositions mais parce que tu es mon frère et que nul ne répond autant que toi à mon âme. (7 septembre 1834)

 

Izabela était-elle la moins douée des enfants Chopin ? A l'évidence, les trois soeurs rivalisaient à qui serait la plus aimée de ce frère brillant et fêté. Izabela opta pour l'attitude que son caractère timide et réservé lui conseillait, habituant sa famille à un effacement qu'on finit par trouver naturel : lorsque les trois enfants partirent avec leur mère en cure à Reinertz, elle resta à Varsovie pour s'occuper de son père. Lorsque, près de sa fin, Chopin appela les siens, c'est Ludwika que le conseil de famille choisit. Elle fut la seule à ne jamais revoir son frère, après son départ de Pologne. Au fil des années, on la sent plus résignée à demeurer confinée dans un destin étriqué. A vingt-trois ans, elle épousa Antoni Barcinski (1803-1878), un professeur de plus dans la famille. Il avait été longtemps précepteur au pensionnat Chopin. Nicolas s'attachait un ami de longue date. Barcinski demanda Izabela en mariage à son retour de Londres où il s'était imprudemment engagé à épouser sa logeuse. Il serait surprenant qu'il ait eu le coup de foudre pour cette jeune fille discrète qu'il connaissait depuis son enfance. Les Barcinski n'eurent pas d'enfants. Izabela se dévoua à l'éducation d'une nièce de son mari, veilla sur la vieillesse de ses parents qui moururent tous les deux à son domicile. Après la mort des Jedrzejewicz, en 1853 et 1855, elle s'occupa de leurs quatre enfants encore jeunes. Mais la vie lui réservait une revanche. Tous les enfants Chopin moururent prématurément, sauf elle, qui vécut jusqu'à soixante-dix ans. Elle se trouva donc jusqu'en 1881 dépositaire de tous les souvenirs et les manuscrits de Chopin, du moins de ceux qui avaient échappé au saccage de son appartement par la police russe en 1863.

 

 

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 (documents en exposition au musée Chopin de Varsovie)

 

  

Lorsque Karasowski entreprit sa biographie de Chopin, il s'adressa à elle. Elle lui fournit toutes les informations qu'il sollicitait, mais le pria de ne pas parler d'elle : "En quoi peuvent bien influer des frères et soeurs sur la grandeur, le talent d'un artiste, et qui plus est, une soeur cadette, ne se différenciant en rien des femmes ordinaires ?" (cité par André Clavier, Dans l'entourage de Chopin)."

 

  

Source : Marie-Paule Rambeau, Chopin l'enchanteur autoritaire, Ed. L'Harmattan

 

 

 

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(Photo par Carmen Desor)

 

 

Izabela mourut en 1881 et fut enterrée dans le caveau des Barcinski (n° II-II-9/10) au Cimetière Powazki à Varsovie.

 

 

 

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 10:21

 

 

Je me permets de reproduire ici le très juste et magnifique texte de Richard Biby communiqué sur Facebook par Solidarité Animale et Planétaire :

 

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 21:45

Dans cette rubrique "Sur les pas de Chopin à Varsovie", je me propose de vous emmener, étape par étape, sur les itinéraires tracés par Jerzy Majewski dans son excellent guide du même nom et de reprendre l'essentiel de ses commentaires.

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Itinéraire I - Etape 12 : Nowy Swiat 35 (ex 1259c)

 

 

La façade de la maison de Karol Bürger, commissaire-général au conseil d'administration des Postes Royales du Royaume de Pologne, n'a pas beaucoup changé depuis l'époque de Chopin. Construit en 1819 selon un projet d'Albert Lessel, c'est encore le plus bel immeuble sur Nowy Swiat, et selon le Pr. Marek Kwiatkowski, son magnifique portique à six colonnes fait penser au Palais Lubomirski (Krasinski) sur la Place Zelaznej Bramy où Chopin jouait dans le salon de Madame Kicka.

 

 

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La veuve de Bürger était Filipina z Berentow, apparentée par alliance à Samuel B. Linde, recteur du Lycée de Varsovie, professeur de Fryderyk Chopin et ami de son père. Elle mourut de tuberculose le 4 septembre 1829. Fryderyk la rencontrait fréquemment et sa mort a dû le bouleverser."Connaissais-tu Filipina, cousine de Linde et veuve de Berger ? Elle est morte", écrit-il dans une lettre à Tytus Woyciechowski.

 

 

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BILD0170.JPG

 

 

La plaque ci-dessus qui associe l'immeuble à l'évêque Holowczyc et attribue la conception à Antonio Corazzi, est erronée.

 

 

Photos par Carmen Desor

 

 

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 22:39

 

Voilà que la journée du 1er mars s'achève, et qu'il me faut, bien sûr, saluer la naissance de Chopin... Un premier mars, à 6 heures du soir, sous le signe des Poissons comme il disait fièrement. Pour les détails, je vous invite à vous reporter à mes articles précédents sur le sujet. Mais aujourd'hui, je sèche...  Le film "Le Pianiste" vient de se terminer. Alors, quel plus bel hommage que ces images terribles d'une Varsovie meurtrie, transcendées par la musique du plus Varsovien des Varsoviens, Fryderyk Chopin ?

 

Bon anniversaire, Fryderyk, le monde vibre toujours sous ta musique...

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