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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 20:19

 

Je reproduis ici un texte de Gilbert Dumas, communiqué sur facebook par Solidarité animale et planétaire.

 

BOULEVERSANT...

Après ce texte, les larmes, le silence, et un seul mot... PARDON...

  

pourquoi.jpg

 

 

Au fond du vieux refuge, dans une niche en bois,
Depuis deux ans je purge, d’avoir trop cru en toi.
Tous les jours je t’attends, certain que tu viendras,
Tous les soirs je m’endors, sans que tu ne sois là.

Pourtant, je suis certain, je te reconnaîtrai.
Viens me tendre la main, je te la lècherai.
Tu te souviens très bien, quand je sautais sur toi,
Que tu me caressais, que je dansais de joie.

Que s’est il donc passé pour que ce 16 juin,
Heureux que tu étais, je me rappelle bien,
Tu sifflais, tu chantais, en bouclant les valises,
Tu m'aies attaché, là, devant cette église.

Je ne peux pas comprendre, et ne croirai jamais
Que toi, qui fus si tendre, tu sois aussi mauvais,
Peut être es-tu très loin, dans un autre pays,
Mais quand tu reviendras moi j’aurai trop vieilli.

Ton absence me pèse, et les jours sont si longs,
Mon corps s’épuise, et mon cœur se morfond,
Je n’ai plus de goût à rien, et je deviens si laid,
Que personne, jamais, ne voudra m’adopter.

Mais moi je ne veux pas que l’on me trouve un maître,
Je montre bien mes dents, et je prends un air traître,
Envers qui veut me prendre, ou bien me caresser,
Pour toutes illusions, enfin, leur enlever.


Car c’est toi que j’attends, prêt à te pardonner,
A te combler de joie, du mieux que je pourrai,
Et je suis sûr, tu vois, qu’ensemble nous saurions
Vivre des jours heureux, en réconciliation.

Pour cela, je suis prêt à faire de gros efforts,
A rester près de toi, veiller quand tu dors,
Et à me contenter, même si j’ai très faim,
D’un vulgaire petit os, et d’un morceau de pain.

Je n’ai jamais rien dit, lorsque tu m’as frappé,
Sans aucune raison, quand tu étais énervé,
Tu avais tous les droits, j’étais à ton service,
Je t’aimais sans compter, j’acceptais tous tes vices.
 

Tu m’as mis à la chaîne, ou tu m’as enfermé,
Tu m’as laissé des jours, sans boire ni manger
J’ai dormi bien souvent, dans ma niche sans toit,
Paralysé, raidi, tellement j’avais froid.

Pourtant si tu reviens, nous partirons ensemble,
Nous franchirons en chœur , la porte qui ressemble
A celle d’une prison que je ne veux plus voir,
Et dans laquelle, hélas, j’ai broyé tant de noir.

Voilà, mon rêve se termine, car je vois le gardien,
Puis l’infirmière, et le vétérinaire plus loin.
Ils entrent dans l’enclos, et leurs visages blêmes,
En disent long pour nous, sur ce qu’ils nous amènent.

Je suis heureux, car tu vois dans quelques instants,
Je vais tout oublier, et, comme il y a deux ans,
Je m’endormais sur toi, mon cher et grand ami,
Je dormirai toujours grâce à ... l’euthanasie.

Et s’il t'arrive un jour, de repenser à moi,
Ne verse pas de larmes, ne te prends pas d’émoi,
Pour toi, j’étais qu’un chien, tu préférais la mer,
Tu l’aurais su avant, j’aurais payé moins cher.

À vous tous les humains, j’adresse une prière,
Me tuer tout petit, aurait peiné ma mère,
Mais il eût mieux valu, pour moi, cette manière,
Et vous n’auriez pas eu, aujourd’hui, à le faire.

 
Texte bouleversant de Gilbert DUMAS sur le triste sort des chiens abandonnés.

 

Vous pouvez adresser directement vos appréciations à l'auteur de ce texte, dont voici les coordonnées :


Gilbert Dumas

Résidence La Margotine

Quartier Brûlats

26800 Portes-lès-Valence

Tel. 06.47.14.49.97

gilbert.dumas2607@orange.fr

 

 

 

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Published by Carmen Desor - dans Animaux
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commentaires

gilbert DUMAS 10/03/2013 23:37


Un petit bonjour à CARMEN en passant un moment sur ce sublime Blog.


Bien Amicalement; Gilbert.

Carmen Desor 11/03/2013 18:26


Merci Gilbert ! Ravie de ta visite, continue à te promener sur mon blog qui est fait pour les amis des animaux, de la musique, de la beauté, enfin... pour nous ! Toute mon amitié, Carmen


gilbert DUMAS 02/09/2012 22:38


C'est avec beaucoup de Respect que je lis tous ces hommages aux Amis à 4 pattes disparus. Je suis très honoré que mon poème : AU FOND DU VIEUX REFUGE... y figure. Merci.


Bien Amicalement, Gilbert DUMAS.


P.S : En me communiquant un e;mail, je pourrais vous envoyer deux autres textes : LE VIEUX CHIEN ET L'ENFANT... et LE BATARD ET LE CLOCHARD...

Carmen Desor 02/09/2012 23:08



Un collègue a lu votre poème il y a encore quelques jours et m'a avoué qu'il en avait pleuré...


Oui, sans hésitation, envoyez moi moi vos autres textes, c'est un honneur et un grand plaisir pour moi et pour tous les visiteurs de ce blog (de plus en plus nombreux !), je les publierai avec
joie.  Je vous communique mon mail séparèment. Toutes mes amitiés et ma reconnaissance, Carmen



gilbert DUMAS 11/01/2012 02:54


Je vous remercie de mettre mon texte ; AU FOND DU VIEUX REFUGE.. en bonne place sur votre toile ou j'ai le coeur serré en regardant certaines images ou commentaires.J'ai écrit ce texte il y a
plus de 35 ans, car je voulais être la voix de nos Amis qui ne peuvent pas s'exprimer. Toute ma vie j'ai recueilli des chiens, j'en ai moins vu mon âge, mais j'en ai encore 4 qui vivent avec
moi.Je vous souhaite une EXCELLENTE ANNEE 2012, faite de SANTE, AMOUR, BONHEUR et REUSSITE, pour VOUS, VOTRE FAMILLE, VOS AMIS, et VOS ANIMAUX. Bien Amicalement, Gilbert DUMAS  Résidence "LA
MARGOTINE" Quartier Brûlats  26800 - PORTES -lès-VALENCE Tél : 0647144997 

Carmen Desor 11/01/2012 23:22



C'est moi qui vous remercie d'avoir écrit ce texte qui m'a bouleversée. Ne sachant comment vous joindre, je me suis permise de le reproduire ici. Je suis très heureuse que vous me fassiez signe,
j'avoue que je l'espérais... Je vous suis reconnaissante de tout l'amour que vous avez apporté dans votre vie aux pauvres chiens abandonnés. Moi aussi je vous souhaite une très heureuse année
2012 : bonheur et santé pour vous, vos animaux et tous ceux que vous aimez. Toute mon amitié. Carmen



Bernadette 30/12/2011 22:48


Joli et touchant poème!

Carmen Desor 30/12/2011 23:18



Ce poème est poignant, vraiment. Il faut avoir mis les pieds dans un refuge, avoir vu certains boxes sans fenêtre, au sol de ciment, au chauffage inexistant, humides et souvent glaciaux l'hiver.
Il faut avoir vu certains chiens croupir au fond de ces boxes depuis des années sans jamais être choisis, sans jamais avoir leur chance, parce qu'ils ne sont pas assez beaux, parce qu'ils sont
trop vieux, ou catalogués "impropres" à l'adoption (si, cela existe dans certains refuges...), pour comprendre tout ce que ce poème exprime.


La détresse dans les refuges est immense. Les "abandonneurs" sans scrupules n'ont aucune excuse, ce sont des lâches qui ne sont malheureusement jamais punis.



Matheo 30/12/2011 14:09





 


Je vois Jules dormir, confiant, sur mes genoux, comment peut on trahir une telle confiance ?


Mes meilleurs vœux Carmen.

Carmen Desor 30/12/2011 22:49



Certains le peuvent, hélas, et ils sont de plus en plus nombreux, en témoignent les refuges qui "débordent"...


Merci Mathéo, je sais que toi, tu fais partie de ces maîtres dignes, responsables et aimants, et je t'en suis infiniment reconnaissante pour eux. Le petit Jules a bien de la chance de t'avoir
trouvé. Son bonheur est assuré.


Tous mes Voeux Mathéo, pour une heureuse et douce année, avec les êtres que tu aimes.



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