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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 08:35

 

Alec Cobbe monta une collection d'une cinquantaine d'instruments historiques à clavier durant les quarante dernières années, son but étant de rassembler les instruments de facteurs de pianos très prisés ou bénéficiant de la clientèle de grands compositeurs. Dix-huit de ces instruments furent effectivement possédés ou joués par quelques uns des plus grands créateurs de musique classique tels que Henry Purcell, Johann Christian Bach, Jozeph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart, Ludwig van Beethoven, Frédéric Chopin, Franz Liszt, Georges Bizet, Gustav Mahlher et Edward Elgar. C'est le plus important rassemblement d'instruments que l'on puisse voir, liés à d'aussi grands compositeurs.

 

Ces instruments meublent les splendides salles conçues en 1758 par Robert Adam à Hatchlands, une propriété de la National Trust à 23 miles de Londres.

 

Hatchlands.jpg

View of Hatchlands across the park.
Photo: David Mees © Cobbe Collection Trust

 

 

 

Les instruments sont maintenus en bon état et utilisés pour des concerts. En 1997, ils furent donnés à la Cobbe Collection Trust, une oeuvre de bienfaisance dont le but est de permettre aux musiciens et au public d'entendre la musique telle qu'elle sonnait aux oreilles de ses compositeurs respectifs.

 

La Collection Cobbe comprend trois pianos avec lesquels Chopin a vécu et sur lesquels il s'est produit en 1848. Ces trois pianos sont liés à sa visite en Angleterre en 1848, quoiqu'il aurait également utilisé deux d'entre eux à Paris. Quand Chopin arriva à Londres, il donna en deux mois plus de concerts que pendant les dix années précédentes à Paris. D'autres concerts suivirent à Manchester et en Ecosse, avec un concert final à Londres avant son retour en France.

 

 

chopinspleyel 13819 

                         Photo: Salvatore Arancio © Cobbe Collection Trust

 

 

Pour sa toute première prestation en Angleterre, Chopin utilisa le piano Pleyel n° 13819 qu'il avait amené avec lui de Paris. C'est le seul instrument auquel il se réferait comme étant le sien, et il est pratiquement certain qu'il l'utilisa pour le tout-dernier concert qu'il donna à Paris en février 1848, deux mois avant son départ pour l'Angleterre. Cet instrument peut également être celui de l'aquarelle du salon de Chopin au Square d'Orléans.

 

 

 

chopinsbroadwood-17047.jpg

                           Photo: Salvatore Arancio © Cobbe Collection Trust

 

 

Chopin choisit le Broadwood n° 17047 pour six de ses concerts publics et privés en Angleterre, y compris l'ultime concert de sa vie donné à Guildhall, Londres, le 18 novembre 1848. Pour la plupart de ces concerts, Broadwood amenait le piano directement de son usine pour le jour de la prestation. Cependant, pour le tout-dernier concert le 18 novembre, le piano fut apporté dans les appartements de Chopin Place St James deux semaines plus tôt afin qu'il puisse répéter.

 

 

chopinserardstirling-713.jpg

                             Photo: Salvatore Arancio © Cobbe Collection Trust

 

 

Le troisième instrument à Hatchlands en rapport étroit avec Chopin est le piano Erard numéro 713, qui appartenait à l'élève et amie proche de Chopin, Jane Stirling, et qui fut choisi pour elle à l'époque où elle devint son élève à Paris en 1843/44. Ce fut Jane qui organisa sa visite en Grande-Bretagne et qui le vit presque chaque jour. L'Erard fut amené en Ecosse et se retrouva dans le salon privé de Chopin dans la Keir House des Stirling lorsque le compositeur y séjourna.

 

 

La Cobbe Collection Trust a édité un livre sur les pianos de Chopin, "Chopin's Swansong" , disponible dans la boutique de Hatchlands ou à commander via internet.

 

 

 

Source : Les pianos de Chopin à Hatchlands

 

 

 

 

 

 

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Published by Carmen Desor - dans Chopin : divers
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commentaires

bernadette 10/04/2012 12:21


Excellente idée et jolie collection!Ca fait toujours quelque chose de voir des instruments où de grands noms de la musique ont posé les doigts autrefois. En plus, ces pianos étaient de vraies
oeuvres d'art..


 

Carmen Desor 10/04/2012 22:05



Oui, il faut s'imaginer les illustres compositeurs assis à ces claviers... Ces pianos doivent encore être pétris de leurs émotions et les vibrations qui en émanent doivent être parvenues jusqu'à
nous...


Bravo pour cette collection qui restitue le "son" de l'époque !



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