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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 18:41

 

 

La musique était le seul véritable moyen d'expression de Chopin, pur musicien, pour qui rédiger une lettre était un vrai supplice. "La plume me brûle les doigts", disait-il.

 

Déjà tout petit (il a huit ans), il écrit à son père le 6 décembre 1818 :

 

"Bien qu'il me serait plus facile de te faire part de mes sentiments s'il était possible de les exprimer par les sons de la musique mais comme le plus beau des concertos n'arriverait pas à te faire part, mon cher Papa, de toute l'affection que j'ai pour toi, je dois employer les simples mots qui sortent de mon coeur pour te dire que je dépose à tes pieds l'hommage de ma tendre reconnaissance et de mon attachement filial."

 

(cette première lettre -en prose- connue montre déjà le profond amour de Frédéric pour ses parents)

 

La musique était son véritable langage. "Chopin parle peu et rarement de son art ; mais, quand il en parle, c'est avec une netteté admirable et une sûreté de jugement et d'intentions qui réduiraient à néant bien des hérésies s'il voulait professer à coeur ouvert. Mais, jusque dans l'intimité, il se réserve et n'a de véritable épanchement qu'avec son piano." (George Sand)

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Published by Ame Chopinienne - dans Chopin : le musicien
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commentaires

bernadette 23/11/2010 21:48


Il avait pourtant une jolie faculté d'expression, comme on le constate, à 8 ans!(peu d'enfants s'exprimeraient aussi bien aujourd'hui!) Dans cette tendresse avec ses parents, cela laissait présager
déjà la distinction et l'amabilité qui, entre autres, seront plus tard ses qualités... G.Sand savait parfois bien définir le talent de son compagnon, avec des mots justes, tout à son honneur!
Si l'on avait pu être à la place du piano...


Ame Chopinienne 23/11/2010 22:56



Oui, il savait très bien manier les mots, dès sa prime enfance, et ses lettres sont pleines de fraîcheur et de précoce maturité. Et on y détecte, comme vous dites, cette distinction hors pair et
cette amabilité de gentilhomme et, mieux, de seigneur, au sens le plus élevé.


Rendons grâce à George Sand pour sa capacité de jugement. Reconnaissons lui cette qualité.


Ah, le piano...


 


 



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