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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 21:27

 

 

Pour que tout concourt à ce que le destin de Frédéric Chopin s'accomplisse, il faut que son père reçoive  une bonne éducation. Comment cela va-t-il être possible dans un milieu rural et modeste ? Grâce à la débrouillardise de François Chopin, père de Nicolas, qui devient syndic du village en 1775. Cela lui ouvre les portes des notables du comté avec qui sa fonction le met en relation, ainsi que des aristocrates polonais : le Comte Pac, et son intendant Adam-Jean Weydlich, un gentilhomme polonais, ancien secrétaire de la Confédération de Pologne à Paris, que le Comte engage pour administrer son domaine durant ses fréquentes absences pour affaires politiques.

 

Weydlich arrive en août 1782 à Marainville, en compagnie de sa jeune épouse Françoise-Nicole, née Schelling. Celle-ci, belle, cultivée et riche, a toujours vécu à Paris. L'attention des Weidlich est très vite attirée par Nicolas, le jeune fils du syndic, à la vive intelligence et à la grande sensibilité. Ils décident de s'occuper de son éducation. Voilà, le destin continue à s'accomplir...

 

Invités au château par Françoise-Nicole Schelling, Nicolas et sa soeur Anne vont acquérir les belles et bonnes manières, découvrir Voltaire (et plus particulièrement Candide), recevoir les bases de l'Allemand, affiner leur sensibilité par la pratique de la poésie et de la musique (Nicolas joue de la flûte et du violon).  Nicolas suit également à Nancy un enseignement élémentaire et des cours de comptabilité (Weydlich projetait certainement d'en faire son employé).

 

En 1785, incapable de payer ses créanciers, le Comte Pac décide de vendre ses terres de Marainville et le château. Les nouveaux propriétaires n'ont que faire de l'intendant. Les Weydlich-Schelling partent se terrer à Viéville, où Nicolas leur rend visite chaque jour. 

 

En 1787, Adam Weidlich regagne la Pologne et propose à Nicolas de partir avec lui. Dans ce village de Marainville aux conditions de vie de plus en plus difficiles, Nicolas n'a aucun avenir. Par ailleurs, s'entend-il encore avec son père qui voit peut-être d'un mauvais oeil l'éloignement croissant de son fils de la vie et des habitudes familiales ? Nicolas n'hésite pas. L'occasion est trop belle. Il accepte.

 

A seize ans, Nicolas Chopin arrive à Varsovie et n'en repartira plus jamais.

 

 

 

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commentaires

bernadette 12/11/2010 00:09


Voilà qui est clair.
Et de bons démarrages pour les futurs enfants...


Ame Chopinienne 12/11/2010 00:36



Quand on pense qu'un seul petit changement dans le déroulement de ces événements aurait pu tout changer, et le grand Cbopin tel que nous le connaissons ne jamais exister... Chopin était-il le but
de cet accomplissement, et dans ce cas, il s'agit bien de destin, ou fut-il le résultat de la concordance d'événements forfuits qui firent de Nicolas cet expatrié sorti de son modeste milieu pour
cotoyer à force de travail et de volonté l'aristocratie varsovienne qui constitua le premier public de son fils Frédéric ? Là est la question...



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