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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 21:31

 

Le poète et penseur polonais Cyprian Kamil Norwid est né en 1821, comme Dostoïevski, Flaubert ou Baudelaire. Il étudia la peinture à Varsovie, dans une école abritée par le Palais Czapski-Krasinski (dans l'aile gauche de ce bâtiment habita Chopin de 1827 à 1830), à l’époque où les trois génies du romantisme polonais Mickiewicz, Slowacki et Krasinski dominaient l’horizon littéraire. Exilé en France, il devint un ami de Chopin.  Indépendant et solitaire, il publia peu, se heurtant de plus en plus à l’incompréhension et l’hostilité de ses contemporains, pour devenir un véritable poète maudit et mourir oublié, dans la misère, en 1883, dans un asile de vieillards d’Ivry. On ne connaît pas l’emplacement de ses restes, qui furent trois fois transférés. Son tombeau au cimetière polonais de Montmorency n’est que symbolique.

 

Cyprian Norwid 01

 

Ce n'est qu'en 1971 que l'édition complète de ses oeuvres -dispersées à travers l'Europe- a vu le jour.

Selon Norwid, la poésie constitue le degré suprême du savoir humain réunissant les valeurs prônées par la religion et la science, modifiées par l’artiste.

« De toutes les choses de ce monde deux seulement vont rester, seulement deux : la poésie et la bonté… et rien de plus… ».

  

 

Palais Czapski Krasinski 02

 

On peut voir sur la façade du Palais Czapski-Krasinski les deux plaques commémoratives rappelant le passage dans ce bâtiment de Frédéric Chopin et Cyprian Norwid.

 

                                                                                                                                                                    (à suivre)

 

Extraits de la préface au Piano de Chopin, par Christophe Jezewski

Photos par Carmen Desor

 

 

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Published by Ame Chopinienne - dans Chopin : ses contemporains
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commentaires

bernadette 20/12/2010 20:48



La poésie...comme la musique de Chopin, qui en est de la pure;


La bonté.... on a vu comme ce bon Norwid a rendu hommage à son ami musicien. Quelle injustice qu'il ne soit pas mieux connu...



Ame Chopinienne 20/12/2010 22:40



Ce n'est pas pour rien que l'amitié les réunissait, puisque Chopin incarnait ce que Norwid considérait comme essentiel : la poésie et la bonté. Il est à remarquer que les êtres indépendants et
solitaires comme Norwid ou Alkan aimaient et recherchaient la compagnie de Chopin, un peu comme si celui-ci agissait comme un aimant ou comme un phare, et que Norwid, comme Alkan, n'ont
pas connu de leur vivant la notoriété à laquelle ils pouvaient prétendre, et ont vécu une triste fin dans la solitude et l'anonymat... Le monde de l'Art est parfois très injuste.



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