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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 20:39

 

 

Une amitié étroite lia Alkan à Frédéric Chopin, non seulement parce que celui-ci vivait ordinairement à Paris, tandis que Liszt (avec qui Alkan entretenait de bonnes relations)  n'y faisait que des apparitions passagères entre ses voyages triomphaux dans les différentes capitales de l'Europe, mais parce qu'Alkan se sentait subjugué par le génie du grand compositeur franco-polonais, au souvenir duquel il voua un véritable culte, jusqu'à son dernier jour.

 

 

"Chopin et lui, c'est l'alliance de deux profondes solitudes, qui exècrent la moiteur des expansions sentimentales. Au dernier concert, donné au bénéfice d'Alkan, le 3 mars 1838, dans les salons de Pape, Chopin, qui répugne aux exécutions publiques, a bien voulu tenir l'une des parties dans l'allegretto et le finale de la Septième Symphonie de Beethoven qu'Alkan a transcrits pour deux pianos et huit mains, les autres parties étant assurées par lui-même, par Zimmermann, et par Adolphe Gutmann, l'élève favori de Chopin. Ce soir-là, son ami est troublé : il a reconnu dans l'assistance le vilain visage de Pl... qui lui est profondèment antipathique. Un ancien prétendant de Mme Sand, gros garçon d'une trentaine d'années, toujours taché, toujours crotté, le cheveu maigre au vent, le nez barbouillé de tabac, qui tutoie tous ceux qu'il a croisés une fois. "Si mon regard ne peut l'éviter, il le recherchera obstinément. Tournez le piano, je vous en prie, sinon je serais incapable de jouer la moindre note, supplie-t-il. Encore un peu. Là, c'est bien, je ne le vois plus." Et il joue admirablement, suscitant, comme l'écrit Berlioz, ces frémissements électriques, ces murmures d'extase et d'étonnement qui sont les bravos de l'âme."

 

 

 

(Extrait de La grande sonate, de Claude Schopp)

 

 

 

 

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Published by Ame Chopinienne - dans Chopin : les concerts
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commentaires

Matheo 21/08/2010 18:16


je ne couperai ce fil pour rien au monde!
bisous


Matheo 21/08/2010 11:05


Chopin n'aimait pas la grossiereté, c'est indéniable!
sourire
Que ne donnerais-je pas pour applausir de toute mon âme!


Ame Chopinienne 21/08/2010 15:42



La vulgarité le rendait littéralement malade, au sens propre !


Il connaît tes sentiments, il ressent tous tes applaudissements.


A bientôt, cher Mathéo, ne coupe pas ce fil qui nous relie dans l'admiration et l'amour de notre cher Chopin.



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