Mercredi 24 juin 2009
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Palais de Saxe, Mineral Water Pavilion, lithographie de F.Bruder
Palais de Saxe, lithographie de L. Schmidtner
La comtesse Skarbek n'ayant plus besoin de précepteur (l'aîné est parti à Paris, Anna et Michal sont inscrits à
Varsovie). Samuel Bogumil Linde, ami de la famille et recteur du Lycée de Varsovie, propose à Nicolas un poste de professeur de français dans les petites classes du lycée, vacant au 1er octobre
1810. Nicolas accepte et toute la famille s'installe à Varsovie en septembre, au Palais de Saxe, belle construction du 18è siècle transformée en lycée qui offre aux
professeurs de grands appartements. C’est là que naîtront Isabella et Emilia.
Les Chopin emménagent dans un appartement au second étage de l'aile droite du Palais. Ils y resteront jusqu'en 1817, époque à laquelle le Grand Duc Constantin s'approprie le Palais à des fins
militaires, obligeant le lycée et ses professeurs à se déplacer au Palais Casimir.
Le Palais de Saxe sera détruit pendant la deuxième Guerre mondiale. Ne subsiste qu'une arcade abritant la tombe du Soldat inconnu, sur la Place Pilsudskiego.
Les restes du Palais de Saxe aujourd'hui :
Près du Palais se trouve le Jardin de Saxe (Ogrod Saski), premier parc public de Varsovie depuis 1727. Du temps de
Chopin, il a été redessiné par James Savage dans l'esprit du jardin à l'anglaise. Frédéric s'y est sans doute promené très souvent étant enfant en compagnie de sa mère et de sa soeur Ludwika,
puis plus tard avec ses amis et, selon les dires de certains biographes, avec son premier amour Konstancja Gladkowska.
La magnifique fontaine de Henryk Marconi date de 1855. Chopin ne l'aura donc pas connue.
Par Ame Chopinienne
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Publié dans : Chopin : domiciles
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Mercredi 24 juin 2009
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J’aurai beau tricher et fermer les yeux de toutes mes forces... Il y aura toujours un chien perdu quelque
part qui m’empêchera d’être heureuse...
Jean Anouilh, La Sauvage, III
Par Ame Chopinienne
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Publié dans : Petites phrases à méditer
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Dimanche 14 juin 2009
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11:49
Les Nazis imposèrent de nombreux interdits durant la deuxième Guerre mondiale.
C’est ainsi qu’après l'invasion de la Pologne, toute expression de la culture autochtone ne fut plus autorisée. La musique de Chopin soutenait les Polonais dans leur conscience nationale et
leur permettait de survivre, ce que les Nazis comprenaient très bien. Elle fut donc interdite pendant la guerre. Les oeuvres de Chopin furent alors interprétées dans des concerts
clandestins. Cette musique devint un cri de ralliement pour la résistance polonaise.
Ironie de l’histoire, le cœur de Chopin (scellé dans un pilier de l'Eglise Sainte
Croix) a pu survivre à la destruction massive de Varsovie par les nazis grâce à l'intervention du général nazi SS d'origine polonaise Erich von dem Bach !
Par Ame Chopinienne
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Publié dans : Chopin : divers
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Vendredi 12 juin 2009
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Conservé comme une relique depuis cent soixante ans, le coeur de Frédéric Chopin repose, intact, dans une urne de cristal remplie de cognac et scellée dans l’Eglise Sainte Croix de Varsovie depuis la disparition du compositeur en 1849. Chopin est mort à 39
ans, d’une tuberculose, pensait-on jusqu’ici. Mais récemment, des chercheurs polonais ont émis une autre hypothèse.
En effet, la santé fragile du musicien et plusieurs indices laissent supposer qu’il pourrait avoir souffert de
mucoviscidose (fibrose kystique) : sa maigreur, les fièvres récurrentes, la puberté retardée et l'infertilité, les infections pulmonaires à répétition et une toux persistante, la difficulté de
Chopin à monter les escaliers dans la dernière partie de sa vie. La mucoviscidose n’a été découverte que plusieurs décennies après la mort de Chopin.
Cette maladie étant génétique, il suffirait donc de pouvoir prélever un échantillon sur le cœur du musicien pour rechercher dans l’ADN une mutation du gène CFTR. Le dernier examen du cœur de
Chopin remonte à l’après-guerre, car durant les combats, il avait été sorti du pilier pour être préservé des bombardements. Avant d'être replacé dans le pilier, un médecin l’a examiné et
découvert qu'il était parfaitement préservé dans un alcool qui, selon de nombreux experts, serait du cognac. Depuis, le coeur est resté enfermé dans le pilier.
Pour pratiquer ces prélèvements, une autorisation était cependant nécessaire. Les
deux descendants de Chopin actuellement en vie ont donné un avis différent sur la question. Le Ministère de la Culture polonais, quant à lui, a rejeté en juillet 2008 la demande des
scientifiques, arguant que la recherche proposée servirait avant tout à satisfaire la curiosité des auteurs du projet.
L’Eglise, elle, préférerait que le cœur ne sorte plus de son pilier : «C’est
quelque chose d’intouchable, un mystère, mais aujourd’hui, nous avons une culture où il faut absolument tout savoir.»
Par Ame Chopinienne
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Publié dans : Chopin : divers
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Jeudi 11 juin 2009
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22:52
Chopin vénère son pays, la Pologne. Pour lui, l'image de Varsovie occupée est comme une plaie inguérissable, et d'autant plus douloureuse qu'il n'a point participé à la lutte. Ses sentiments, dès
l'enfance, ont été ardemment patriotiques, ranimés sans cesse par l'image des héros nationaux. "Au crépuscule, rappelle Slowacki, qui fut pensionnaire chez les Chopin, nous racontions des
épisodes de l'histoire de Pologne tels que la mort du roi Wladyslaw III, la mort de Zolkiewski, les batailles livrées par nos chefs, et le petit Chopin nous jouait tout cela au
piano".
Tous ses amis de jeunesse seront des patriotes qui se battront plus tard contre les Russes. De constitution fragile, Chopin, lui, s'exilera en France et
mettra toute son ardeur patriotique dans sa musique. Il deviendra l'incarnation du patriotisme polonais.
"Pourquoi est-ce en Chopin que parle aussi fortement l'âme de la nation ? Pourquoi la voix de notre race jaillit-elle de son
coeur, comme des profondeurs inconnues de la terre jaillit la source vivifiante ? (I. Paderewski)
Même s'il avait fini par se sentir totalement français, Chopin n'oubliera jamais la Pologne (qu'il a quittée à l'âge de 20 ans) qu'il chérira jusqu'à son dernier souffle.
Après sa disparition survenue le 17 octobre 1849 à Paris, et selon sa volonté, sa soeur Ludwika ramènera son coeur à Varsovie. L'urne le contenant sera scellée dans un pilier de l'Eglise Sainte
Croix, à quelques mètres du dernier logement varsovien de Chopin. Elle sera déplacée durant la deuxième guerre mondiale afin d'être mise à l'abri de la destruction, et replacée après la guerre.
Elle s'y trouve toujours.
Eglise Sainte Croix à Varsovie (le coeur se
trouve dans le bas du pilier au premier plan,
surmonté du buste de Chopin)
Par Ame Chopinienne
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Publié dans : Chopin : portrait de l'homme
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